‹ L'alimentation par le lait cruChapitre 88 sur 94 · Pr. médicale · texte numérisé non relu

Pr. médicale

car la température de l’eau de source ou de puits ne donne pas de garanties suffisantes de fraicheur.

Il serait à désirer que les voitures qui assurent la livraison puissent contenir de la glace et que le lait en soit constamment entouré jusqu'au moment où il est livré à la consommation.

Par suite de la difficulté même qu'il y a à obtenir un Jait exempt de lout germe, on peut craindre à bon droit que le lait vivant ne soit le propagateur de certaines maladies infectieuses.

Les expériences de Chauveau, Villemin, Bollinger, Dobrokousky, complétées par les observations de Klebs, Olivier, MM. Felizet, Brouardel et Ufelmann, ne laissaient plus de doute sur la transmission possible de la tuberculose par le lait des vaches qui en sontatteintes.

Certains praticiens admettent même avec le D' Spillemann, de Nancy, que dans certaines régions, telles que le Vorarlberg, le Tyrol, la tuberculose de l’homme est étroitement liée à la tuberculose bovine.

Beaucoup de cas de contagion se font par absorption au niveau de l'intestin. En France, on en doute; mais en Allemagne, dans la patrie de Koch, défenseur de l'innocuité du lait de vache, M. le professeur Behring a dit récemment, que le plus grand nombre des cas de tuberculose sont dus à l'absorption du lait de vache cru.

M. Brouardel a souvent cilé le fait suivant très pro-

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