‹ L'Allemagne en 1848Chapitre 34 sur 52 · CHAPITRE XVI L'ASSEMBLÉE ET LES GOUVERNEMENTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI L'ASSEMBLÉE ET LES GOUVERNEMENTS

ly août 18o2.

Après avoir élu le roi de Prusse empereur d'Allomague ( moins rAutricho ) , l'Assemblée nationale de Francfort envoya une députation à Berlin pour lui ollrir la couronne et s'ajourna ensuite. Le 3 avril, Frédéric-Guillaume reçut les députés. 11 leur dit que, quoiqu'acceptant le droit de préséance sur tous les autres princes allemands que lui donnait le vote des représentants du peuple, il ne pouvait cependant accepter la couronne impériale tant qu'il ne serait pas sûr de voir les autres princes reconnaître sa suprématie et la Constitution impériale qui lui conférait ces droits sur eux. Il ajouta que c'était aux Gouvernements d'Allemagne à voir si cette Constitution était telle qu'ils pussent la ratifier. Dans tous les cas, conclut-il, empereur ou non, il serait toujours prêt à tirer lépée contre les ennemis extérieurs comme contre les ennemis intérieurs. Nous allons le voir tenir ses promesses de façon à plutôt surprendre l'Assemblée nationale.

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Après (le profondes recherches diplomatiques, les prétendus sages de Francfort arrivèrent enfin à cette conclusfon que cette réponse équivalait à refuser la couronne; ils décidèrent alors (le 12 avril) que la Constitution imnci'iale était la loi du pays et, comme ils ne j^juvaient voir ce qu'il fallait faire, élurent un romitéde trente personnes, chargé d'établir an projet sur les moyens de metti'e celte Constitution en pratique.

Cette résolution fut le signal du conflit qui éclata alors, entre l'Assemblée de Francfort et les Gouvernements allemands. Les classes moyennes, et surtout la classe des petits industriels, se déclarèrent tout aussitôt pour la nouvelle Constitution de Francfort. Elles ne voulaient pas attendre plus longtemps le moment qui devait « clore la Révolution ». En Autriche et en Prusse, la Révolution se trouvait pour le moment terminée par l'intervention de la force armée. Ces classes auraient préféré un procédé moins brutal pour effectuer cette opération; mais elles n'avaient pas eu cette chance : la chose était faite, et elles n'avaient qu'à en prendre leur parti — résolution aussitôt adoptée et mise en pratique avec beaucoup d'héroïsme. Dans les Etats plus petits, où les choses s'étaient passées d'une façon relativement plus douce, les classes moyennes s'étaient depuis longtemps rejetées dans cette agitation parlenn^itaire, qui produit beaucoup d'effet, mais ne donne, grâce à son impuissance, aucun résultat et qui

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