‹ L'Allemagne et la réforme (volume 2)Chapitre 106 sur 477 · II · texte numérisé non relu

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Les établissements ruraux différaient beaucoup entre eux. Dans les pays montagneux, une graude partie du Tyrol, la haute et basse Autriche, en Styrie, eu Carinthie, dans les montagnes de la Bavière et les pays marécageux du nord, sur les rives de la Baltique et de la mer du Nord, les villages u'éf aient que des métairies groupées non loin les unes des autres. Dans les pays plus plats, les vastes plaines de l'Allemagne du Nord, les plateaux du sud, s'étendaient au contraire de grands villages cohérents aux maisons contiguës. En Westphalie, les fermes séparées, les propriétés seigneuriales, les villages étaient confondus. Les paysans de la basse Bavière et de la Poméranie habitaient des métairies entourées de vastes terrains. Les cultivateurs rhénans avaient de petites propriétés formant de grands villages. Enfin ceux des forêts de l'Ouest habitaient de petites bourgades o.u hameaux groupés les uns auprès des autres.

Dans tous ces villages, on retrouve l'institution du communal, telle que les anciennes lois agraires germaniques l'avaient établie. Le communal consistait en bois, prairies, pâtis, haies; ces terrains indivis, appelés aussi connimne, donnèrent leur nom ä l'association villageoise. Tous y avaient un égal droit, même dans les villages composés de biens seigneuriaux, non-seulement le paysan libre, mais aussi le colon attaché à la glèbe, pourvu qu'il appartint réellement à la commune, qu'il y eût « son propre feu ", " son foyer ", « son pain et sa nourriture bien à lui » ; en un mot, son chez-lui et son mémige; mais quelquefois c'était sous la condition d'une modique redevance. Ainsi à Ilornau et à Kelchheim, dans le Taunus, nous voyons, d'après un règlement de 1482, que les membres de la commune devaient fournir le mardi gras ' un poulet, et de plus payer trois

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