‹ L'Allemagne et la réforme (volume 2)Chapitre 277 sur 477 · LUTHER PUBLIE LE MANIFESTE A LA NOBLESSE D'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

LUTHER PUBLIE LE MANIFESTE A LA NOBLESSE D'ALLEMAGNE

dront. En vérité, les choses en sont venues à un tel point que je crois le jugement dernier tout voisin de notre porte; il sera ici au moment où l'on s'y attendra le moins. Knfiu, n'est-ce pas une chose déplorable que nous autres chréliens tolérions parmi nous des maisons de filles publiques? Si le peuple d'Israël a pu vivre 5ans un tel scandale, comment le peuple chrétien ne le pourrait-il pas? Et comment donc fait-on dans tant de villes, de bourjjs, de hameaux, de villages? Pourquoi nos grandes villes ne peuvent-elles se passer d'uue pareille abomination?

Ces réflexions, qui terminent le livre, sont dignes d'être louées; mais là n'est point la vraie portée du manifeste de Luther. Ce qu'il venait y déclarer, c'est que, se rattachant à Jean Huss et à Hütten, il était résolu à combattre l'organisalion de l'Eglise jusqu'en ses plus profondes racines; il y émettait des propositions, il y posait des principes qui menaient tout droit à la complète abolition du droit traditionnel.

Adoptant entièrement la doctrine hussile sur le sacerdoce universel, il commence par affirmer que tous les chrétiens sont prêtres : « Un chrétien sort à peine des eaux du baptême qu'il est prêtre, et peut se vanter d'avoir reçu l'ordination, et d'être clerc, évêque et pape. >! " Ce n'est que par rapport aux fonctions qu'il existe quelque différence entre les chrétiens. Or les fonctions sacerdotales sont conférées à l'individu par le peuple, sans la volonté et l'ordre duquel personne ne doit se charger d'exercer le ministère. Et s'il arrivait qu'un chrétien, élu prêtre de cette manière, liît ensuite révoqué pour avoir abusé de la charge qui lui avait été confiée, il en serait quitte pour redevenir ce qu'il était auparavant. Dès que les fidèles l'ont déposé, il redevient paysan ou bourgeois, comme les autres, car il faut bien se persuader qu'un prêtre n'est plus prêtre à partir du moment où il a été déposé '. "

Tous les chrétiens étant prêtres, il s'ensuit que tous ont le droit de juger la doctrine et de séparer ce qui est orthodoxe de ce qui ne l'est pas. Or, la mesure de ce jugement, c'est la sainte Écriture, que chacun doit interpréter selon que la foi lui en donne l'intelligence. Personne ne doit souffrir que les imaginations des papes mettent obstacle à !'<' esprit de liberté « dont parle saint Paul. " Il convient, au contraire, que tout chrétien soit en état de comprendre et de défendre sa foi, et de réfuter toutes les erreurs. >

La communauté chrétienne, dépouillée de son organisation hiérar-

' Maurenbrecher, Siudicn und Skizzen, p. 342-347, fait très-bien comprendre comment Luther, par la proclamation du sacerdoce universel et du principe populaire donné pour base à la constitution de la nouvelle société chrétienne, sapait jusqu'en ses racines toute l'organisation de l'Église.

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chique et de son sacerdoce parliciilier, sociélé libre où chacun peut fornier sa foi d'après la libre inlerprélatiou de IKcriture, est assujettie au pouvoir temporel : " Comme la puissance temj)orelle a été établie par Dieu pour punir les méchants et protéger les bons, on doil lui laisser le libre exercice de son pouvoir dans toule l'étendue du corps chrétien. Elle ne doit jamais avoir égard aux personnes, mais frapper indistinctement le Pape, les évéques, les prêtres, les moines, les religieuses ou n'importe qui. ;> Ce que le droit ecclésiastique a pu dire de contraire ne procède que du téméraire orgueil de Home, et n'est que rêverie inventée à plaisir. « Le glaive temporel est rigoureusement obligé, lorsque la nécessité s'en fait sentir, de veiller à ce qu'un concile vraiment indépendant soit convoqué; et dans le cas où le Pape voudrait entraver, par ses excommunications et ses foudres, la réunion d'un tel concile, il faudrait se borner à mépriser le dessein d'un homme insensé, et, se confiant uniquement en Dieu, l'excommunier lui-même, et s'opposer à lui par tous les moyens possibles. »

Ce concile, que le pouvoir temporel a le droit de convoquer en dépit des résistances du Pape, aura pour mission de réorganiser de fond en comble le système ecclésiastique, et de délivrer l'Allemagne des brigands romains et de leur gouvernement scandaleux et diabolique. « Rome pressure le peuple allemand d'une telle manière qu'une seule chose doit nous surprendre, c'est d'avoir encore de quoi manger. ') <' Le Pape vit à nos dépens avec une si grande magnificence que lorsqu'il se promène à cheval, il est entouré de trois ou quatre mille cavaliers montés sur des mulets; il nargue, par un faste si choquant, tous les empereurs et tous les rois! » -< H ne serait pas étonnant que Dieu, dans sa colère, fit pleuvoir du ciel le soufre et le feu de l'enfer, et que Piome fiU engloutie dans l'abîme, comme autrefois Sodome et Gamorrhe. •■ « 0 nobles princes et seigneurs, combien de temps souffrirez-vous que vos terres et vos gens soient les victimes de ces loups dévorants? " Lr.iher imite ici le langage de Crotus Rubianus et de Hütten ', mais il surpasse encore ses modèles dans la description qu'il fait de Rome, <; où tout est si corrompu par le vol et le brigandage, le mensonge et la tromperie, que l'Antéchrist lui-même ne pourrait régner d'une manière plus odieuse ■ . ' Et parce qu'un gouvernement si diabolique n'est pas seulement un brigandage public, une imposture et une tyrannie sorties des portes

' Sur l'influence exercée par les écrits de Crotus et de Hütten sur les idées et le style de Luther, voy. V Index de Kampschulte, t. II, p. 75-: 9. Les pamphlets de liutten fournissent à Lulher, comme le démontre Kampschulte, une partie de son matériel. Quant à ce qu'il écrivait sur la cupidité du clergé romain, il déclare plus tard le tenir d'un certain docteur Wick. Voy. Kostliin, Martin Luther, t. I, p. 336.

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de l'enfer, mais qu'il ruine la chrétienté dans son corps et dans son âme, nous sommes strictement obligés à faire tous nos efforts pour la délivrer d'une telle détresse et d'une pareille dévastation. » ' Avant de combattre les Turcs, commençons par châtier les Turcs d'Europe; ce sont les plus malfaisants de tous. »

Le pouvoir temporel (ouïe concile général) aura donc pour devoir d'interdire à l'avenir tout envoi d'argent à Rome; toute commende ou réserve papale doit être abolie; tout courtisan venant d'Italie recevra un ordre sévère, lui enjoignant, ou de retourner sur ses pas, ou de se jeter dans le Rhin ou tout aulre fleuve voisin, pour faire prendre un bain froid à la lettre d'excommunication romaine. Les évèques allemands ne seront plus désormais « de purs zéros, de simples idoles ointes par le Pape " ; aucun d'eux ne solKcitera plus le pallium et ne demandera plus au Pape la confirmation de son élection. Les cas réservés, les serments que les évêques sont contraints de prêter, tout cela sera supprimé, et toutes les questions se rapportant aux fiefs ecclésiastiques ou aux prébendes seront réglées par le primat de Germanie, assisté d'un consistoire général.

Par des propositions de ce genre, Luther espérait se rendre favorables les évêques allemands, et surtout l'archevêque de Mayence, primat d'Allemagne. Ouant au pouvoir impérial, il se flattait de le tenter en lui offrant comme appât la confiscation des États de l'Église et l'abolition des droits de suzeraineté du Saint-Siège sur Naples. La noblesse devait aussi avoir sa part dans les bienfaits promis par le nouvel état de choses. Luther lui promettait que les canonicats continueraient à pourvoir les fils cadets des grandes familles. Quant à l'administration intérieure des églises, il déclarait que les jours fériés, les trésors de sacristie, les riches ornements d'église et choses semblables ^^ étaient inutiles et nuisibles ". Les jours fériés seraient abolis, ou remis au dimanche suivant. Les anniversaires, octaves, etc., seraient supprimés, ou du moins considérablement diminués. On démolirait les oratoires et chapelles des champs. Comme il était à craindre que la grande indignation du Seigneur ne fût excitée par les nombreuses messes fondées pour les défunts, il serait nécessaire de ne pas admettre à l'avenir de pareils contrats, et de supprimer beaucoup de fondations de ce genre. Les pèlerinages, en tant qu'oeuvres pies, seraient interdits; mais si quelqu'un, dans la visite de quelque sanctuaire, se proposait surtout l'étude d'un pays ou des mœurs d'une nation, il faudrait le laisser libre d'agir à sa guise! Les jeûnes prescrits par l'Église seraient supprimés. Les pénitences ecclésiastiques, l'interdit, l'excommunication, la suspension des fonctions sacerdotales, tout cela n'était que d'horribles vexations et calamités, introduites dans le royaume

céleste de la chrétienlé par l'Esprit du mal. Aussi celui qui décrétait un interdit < comnietf;iit-iI un plus grand crime que s'il eût éjîorgé vingt papes > . Mais avant loul, le droit ecclésiastique, « depuis la première lettre jusqu'à la dernitMc, devait élrc aboli, et en particulier les Décrétales ». Tout ce que le papisme avait institué et ordonné n'était bon qu'à propager l'iniquité et l'erreur. On assure ■, ui'i Luther, ■ qu'il n'existe nulle part un meilleur gouvernement temporel que celui des Turcs, el cependant ils n'ont ni droit laïque, ni droit papal, et ne connaissent d'autre loi que leur Alcoran. Pour nous, nous sommes bien forcés de reconnaître qu'il n'est pire gouvernement que celui que nous ont fait le droit ecclésiastique et le droit séculier, nulle classe n'étant régie par une loi naturelle et raisonnable, ou qui soit en harmonie avec la sainte Écriture.

'< (Jue Dieu nous donne à tous l'intelligence de la foi chrétienne! •' dit Luther en concluant. Qu'il communique surtout à la noblesse d'Allemagne un esprit vraiment pieux, afin qu'elle soit en état d'agir pour le bien de la pauvre Eglise! »

Mais ce n'était pas seulement de la noblesse, c'était vraisemblablement de Charles-Quint que Luther attendait alors avec confiance protection et secours : " Dieu nous a donné pour chef », dit-il au commencement de son manifeste, un jeune prince issu d'un sang illustre; et dans bien des cœurs une grande et légitime espérance s'éveille à son sujet. »

Luther fait tous ses efforts pour exciter les Allemands contre les Welches, et cherche à exploiter en laveur de sa cause les antipathies nationales. A l'entendre, les Italiens sont souillés de tous les vices imaginables, et, outre cela, tellement orgueilleux qu'ils ne considèrent même pas les Allemands comme des hommes.

Le Manifeste à la noblesse allemande devint le signal de mesures arbitraires et violentes contre l'Église '.

Luther le fit suivre de la réédition d'nn livre publié contre lui : la Mission doctriîiale infaillible des papes, par Sylvestre Prierias. Les notes marginales qui les accompagnaient n'étaient que la violente réfutation du texte -. Dans la préface, il appelle la Rome des papes la

' Jean Lanf;e, écrivant à Luther, qualifiait cet appel à la force d'airoce et de féroce. Luther lui répond le 18 août 1520 : ' Libeitate et impetu, fateor, plenus est, multis tamen placet, "cc aulœ nostrœ penitus displicct. Lgo de me in his rebus nihil statuere possum : forte ej;o prsecursor sum Pliiiippi, oui exeraplo Heliae viam pareni in spiritu et virlute, conturbaturus Israel et Achabitas. » Il ajoute que quatre mille exemplaires de l'écrit sont déjà vendus. Le 8 septembre, il écrivait : > Classicum meum acutisiimum est et vehementissimum. • L'électeur de Saxe ayant reçu son manifeste, lui envoya du gibier. De Wette, t. I, p. 478, 48i.

* Be juridica et irrefragabili veritate Romante Ecclesiœ. Op. lalina, t. II, p. 79-

« synagogue de Satan "; il célèbre le bonheur des Grecs et des Bohèmes qui se sont séparés delà Babylone romaine. Il anathématise tous ceux qui gardent encore quelque attachement pour Rome, et s'écrie : « Meurs donc, disparais, malheureuse Rome, Rome blasphématrice et dépravée! Que la colère de Dieu fonde sur toi, comme tu l'as mérité! » Dans l'épilogue, il ne craint pas de faire directement appel à la guerre de religion : < Si le délire des romanistes continue, il me semble qu'il ne reste qu'un remède à employer : l'Empereur, les rois et les princes devront se servir de la force, s'armer, s'unir, pour attaquer Rome, cette peste de la terre, afin d'amener le résultat désiré non plus par des paroles, mais par le glaive. Si nous punissons les voleurs par la corde, les meurtriers par l'épée, les hérétiques par le feu, à bien plus juste titre pouvons-nous employer toutes nos armes contre ces docteurs de perdition, ces cardinaux, ces papes, et toute cette engeance de la Sodome romaine, qui ruine sans trêve l'Église de Dieu! Oui, il nous est permis de tremper nos mains dans leur sang' ! •>

Aux éclats extravagants d'une passion si violente, nous ne trouvons d'explication que dans quelques passages des lettres confidentielles de Luther à ses amis. Il écrivait à Jean Lange (18 août 1520) : ' Je suis fermement convaincu que pour anéantir la papauté, siège

108. En juin, l'ouvrage était déjà sous presse. Voy. la lettre de Luther à Spalalin, DE Wette, t. I, p. 454.

' « Mihi vero videlur, si sic pergat furor Romanistarum, nullum reliquum esse remedium, quam ut imperator, reges et principes vi et arinis accincti aggrediantur has pestes orbis lerrarum, remque non jam verbis, sed ferro décernant. - « Si fures furca, si liitrones gladio, si ha>reticos igné plectimus, cur non magis hos magistros perditionis, iios cardinales, hos papas, et totani istam Roniana^ Sodoma? colluviem, quae ecclesiam Dei sine fine corrumpit, omnibus armis impetimus, et manus nostras in sanguine istorum lavamus? » (P. 107.) Comment accorder ce qui précède avec ce qu'il écrit le 16 janvier 1621 à propos d'Ilutten à Spalatin? « Nollem vi et caede pro Evangelio certari; ita scripsi ad hominem ! » Il continue, et alors s'explique l'énigme : » Mitto etiam epistolam meara ad principem » (l'électeur Frédéric de Saxe). (De Wette, t. I, p. 543.) Or, Frédéric ne voulait avoir rien de commun avec Hütten et la guerre de religion méditée par lui. Aussi Luther adresse-t-il à Spalatin sa réponse à Hütten, afin que Spalatin, en la présentant lui-même au prince électeur, puisse lui persuader plus aisément que Luther a écrit dans le sentiment de son seigneur. Voy. Meineus, Lebensheschreibungen, t. III, p. 278. Le 13 novembre 1520, Luther donne toute sou approbation aux attaques violentes de Hütten contre les légats du Pape. " Gaudeo Huttenum prodiisse, atque utinam Marinum aul Aleandrum inlercepisset. » (De Wette, t. I, p. 523.) — Les lettres de Luther à Hütten ont été perdues; Cochlaeus en avait eu connaissance : " Vidimus ", écritil, ' certe cruentas ejus litteras ad Huttenum. ■ Otto, p. 121, note. " La réformation allemande », dit Höfler (/Jf/nra II, p. 32), » semblait s'ouvrir par la même pensée homicide qui dans la réforme slave entraîna les taborites. Luther exprimait le dé>ir de voir enfin le jeu finir et les luthériens tomber sur les maudits, non plus avec des paroles, mais avec des armes. Tel était l'esprit qui tendait dès lors à dominer en Allemagne. »

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du vérilable Antéchrist, tout nous est permis, au nom du salut des âmes'. " « La lureur de ses ennemis est telle ', écrit-il dans une autre lettre, ■= qu'il n'est plus maitre de lui ■•, il ne sait " quel esprit le pousse - ^ .

Jérôme Emser, autrefois Tami du prétendu réformateur, aumônier et secrétaire du duc Georges de Saxe, écrivait à Luther à la suite du violent manifeste qu'il venait de faire paraître: • Ton esprit superbe ne peut souffrir qu'on parle ou écrive contre toi ; tu ne veux entendre les raisons de personne et prétends ne t'en rapporter qu'à toi seul; aussi, très-certainement ce n'est pas l'Esprit du Seigneur qui t'inspire ; tu es sous une tout autre influence, car, ainsi que le dit le Prophète, le Saint-Esprit ne se repose que sur les humbles, les pacifiques et les calmes. Est-il donc juste que jour et nuit, comme une mer en furie, tu n'aies ni repos ni trêve avec toi-même, et ne puisses pas davantage laisser les autres en paix? Comme les vagues battent le navire, ainsi tu te jettes tantôt d'un côté, tantôt d'un autre, cherchant ce que tu pourrais trouver à attaquer. Je t'affirme, sur la fidélité que je dois à mes vœux sacerdotaux, que je n'ai jamais ressenti dans mon cœur ni envie ni haine contre ta personne, et qu'à l'heure où je t'écris, je n'en éprouve pas davantage. Je ne te parle ainsi, sois-en bien convaincu, qu'en me mettant en présence des sévères jugements de Dieu, qui doivent un jour nous atteindre l'un et l'autre. Je suis de plus en plus indigné de ton attitude irrespectueuse envers notre Mère la sainte Église. Je suis choqué au plus haut degré par ta fausse doctrine et ta téméraire interprétation de tous les docteurs chrétiens. J'en suis d'autant plus froissé, que de jour en jour lu agis avec plus de brutalité. Je t'ai averti trois fois fraternellement, je t'ai supplié au nom de Dieu d'épargner le pauvre peuple, singulièrement scandalisé dans cette querelle, et voici quelle a été ta réponse : -• One le diable s'en mêle! la chose n'a pas été >' commencée pour l'amour de Dieu, et ne finira pas non plus pour « l'amour de Dieu^! »

' - Nos hic persuasi sumus, papatum esse veri et germani illius Antichristi sedem, in cujus deceptionem et nequiliam ob salutem aniraaruin nobis omnia Ucere arbilramur. • De Wette, t. I, p. 478.

* - Compos mei non sum, rapior nescio quo spiritu, cum nemini me maie velle conscius sim. = (Janvier et février 1421, de Wette, t. I, p. 555.)

' An den Stier zu ll'ietienberg, Bl. A-. Sur la protestation de Luther, assurant qu'il n'a pas dit ces paroles en parlant de lui-même, mais en faisant allusion à ses

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