UNION DE RAT IS BOX NE. J
s'opposer dans rinférieur de leurs domaines à toute innovation relip;icusc. Nul chanf^emenf ne serait toléré dans le culte; les religieuses et les moines sortis de leurs couvents, les prêtres a|)os(ats mariés seraient punis selon toute la rigueur des lois ecclésiastiques, les préceptes du jeune strictement maintenus, les écrits des sectaires et tous les livres blessant le respect dû à la sainte i'oi catholique, interdits. Les étudiants de Wittemberg, placés sous la juridiction des princes souverains, seraient obligés de retourner dans leurs pays respectifs, sous peine de perdre leurs bénéfices ou leurs biens. Quiconque, dans les États de l'un des princes, aurait élé proscrit pour cause d'hérésie, ne pourrait trouver asile dans aucun autre territoire. Par cette convention, en tout conforme à leurs devoirs envers l'Kglise et l'Empire, les princes ecclésiastiques et temporels s'engageaient à maintenir dans toute son intégrité l'unité de la foi dans la nation allemande, et à assurer la paix dans leurs propres États. >< Et si l'un ou plusieurs d'entre nous >, déclaraient-ils, « à cause d'un dessein si chrétien, éprouvait quelque contradiction ou quelque désobéissance et révolte de la part de ses sujets, nous nous engageons à lui apporter aide et conseil. - Toutefois les princes se réservaient le droit de contracter d'autres alliances en dehors de leur association particulière.
Mais en s'unissant de la sorte, ils ne se proposaient pas seulement de protéger la foi dans leurs territoires, ils avaient surtout l'intention de travailler à la « véritable réforme de l'Église ». Déjà, lors de la Diète de Nuremberg, un légat du Pape avait rédigé un projet touchant l'abolition des plus graves abus et la restauration de l'antique discipline ecclésiastique; ce projet avait été discuté pendant seize jours consécutifs, et avait enfin été adopté comme devant à l'avenir avoir force de loi pour le clergé. Voici quels en étaient les points essentiels : " Aucun prêtre ne serait consacré avant d'avoir subi un examen sévère, ni avant que son instruction et sa vie privée aient témoigné suffisamment de ses titres à la prêtrise. Les clercs seraient tenus de mener une vie conforme à leur état, de se vêtir d'une façon « honorable », d'éviter les auberges, les théâtres, les banquets, de renoncer à tout commerce, de ne jamais refuser pour un motif d'intérêt les sacrements ou la sépulture chré-
donnés « à de bons chrétiens, craignant Dieu •. Archives de Lucerne, Convolut : IVûnembcrg, Kirchcnsachcn. Sur l'indifférence des évêques pour les questions intéressant la foi, voy. plus haut, p. 218. « L'épiscopat allemand, surtout les évêques issus de familles nobles, princières, ou élus par l'arbitraire des grands, joua un rôle si pitoyable dans la grande révolution du peuple allemand, qu'on se demande continuellement en lisant l'histoire de ces temps troublés : Mais où donc étaieut, en ce temps-là, les évêques d'Allemagne ? • HÖFLER, âdrien Vi, p. 302.