‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 103 sur 572 · SOUABE. — INTRODUCTION DU PROTESTANTISME DANS LE DUCHÉ · texte numérisé non relu

SOUABE. — INTRODUCTION DU PROTESTANTISME DANS LE DUCHÉ

DE WURTEMBERG. 1532- loo4.

A peine Philippe, le 13 août 1532, eut-il signé la paix religieuse de Nuremberg, que le chancelier de Bavière s'attacha à raviver ses défiances contre Charles-Quint. « Si l'Empereur, » lui écrivait-il, « obtient ce qu'il désire et triomphe des Turcs, ne doutez point qu'il ne marche aussitôt sur la Saxe et la Hesse ::Ous prétexte de religion, ou bien qu'il n'entreprenne quelque chose contre la Saxe, la Bavière et la Hesse à propos de l'élection de Ferdinand, le tout pour agrandir sa renommée, et pour éblouir de l'éclat de sa puissance les populations allemandes et welches. » Eck conscillantà Philippe de prendre immédiatementà sa solde les cincimille fantassins i que lui avait offerts le roi de Danemark Frédéric, ^ (août 1532) Philippe répondit que, quant à lui, il ne pouvait croire que l'Empereur, sous prétexte de religion, voulût violer lapaixétablie par ses propres efforts, parce que ce serait là agir d'une façon indigne d'un souverain et d'un homme d'honneur. Il lui semblait également peu vraisemblable (juc Charles et Ferdinand, à propos de l'affaire de l'élection, et bien (ju'ils désirassent extrêmement la voir se terminer selon leurs désirs, entreprissent tout à coup la guerre. « L'Empereur avant d'agir, » disait-il , « prendra certainement l'avis des membres d'Empire, et il en recevi'ci vraisemblablement une réponse fort alambicjuée. A supposer même qu'il remporte sur les Turcs la victoire ([u'il souhaite si ardem-

' Voy. la IcUre Ju LaiKl;3'rave aux ducs de Bavière, 27 juillet [IVM. Muifat, p. -2-\l-i'i-2.

* La de|,èche tielick ne nous est couuue «jue par la réj)Ou.se île IMiiliiipe, citée dans lu iioie suivunle.

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