‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 105 sur 572 · DÉLOYAUTK DES DUCS DE BAVIÈRE · texte numérisé non relu

DÉLOYAUTK DES DUCS DE BAVIÈRE

tion était des plus critiques. Abandonné de l'Empereur, détesté de SCS sujets, il se voyait à la fois menacé par les princes allemands, qui refusaient de reconnaître son élection, et par Ulrich de Wurtemberg ; sa ruine était certaine *. Zapoli ne devait, sous aucun prétexte, accepter ses avances. Des ambassadeurs, envoyés par François I'' et les princes allemands, lui expliqueraient avec détail comment la guerre devait être conduite -.

Les ducs, le 21 mars 1533, assurèrent à un ambassadeur français venu à Munich pour y attiser de nouveau la haine contre la Maison d'Autriche, qu'ils étaient tout prêts à se joindre aux puissances alliées si elles se décidaient à la guerre, mais qu'on ne pouvait se passer du concours du roi d'Angleterre, dont on attendait 100,000 couronnes. Les ducs, pour complaire à la Franco, ets'exposant à la disgrâce impériale, s'étaient rapprochés des princes protestants, c'était maintenant à François à montrer la sincérité de ses promesses, et pour cela il devait obtenir d'Henri VIII un indispensable secours d'argent. Aussitôt qu'il serait arrivé, on déclarerait la guerre à l'Empereur et à Ferdinand. L'attaque aurait lieu sur plusieurs points à la fois : Zapoli envahirait la basse Autriche à la tète de 20,000 cavaliers; la moitié des troupes alliées marcherait sur la Bohême et la haute Autriche ; la France se chargerait d'attaquer les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne, et l'Empereur, ayant tant d'ennemis sur les bras, ne pourrait venir au secours de son frère. François [déciderait les Grisons à faire une irruption en Tyrol, occuperait, endormirait les Electeurs du Rhin, enfin soutiendrait les revendications du prince Christophe de Wurtemberg et enverrait à ce prince dix mille hommes de pied et deux mille cavaliers. Les ducs souhaitaient si passionnément l'humiliation de la Maison d'Autriche, qu'ils allèrent jusqu'à promettre, dans le cas où les alliés ne voudraient pas se décider à une guerre offensive, de se mettre seuls en campagne, et de fournir vingt mille lansfjuenets, cin(| mille cavaliers et cent arquebuses pourvu ([ue la France consentît à payer tous les mois la moitié des Irais de guerre ^.

L'ambassadeur français ayant objecté ([ue son maître et lo roi d'Angleterre avaient conçu (juehjuesoupcon surla sincérité de leurs intentions et (jue le bruit avaitcouru (pi'ils étaient en secret d'intelligence avec l'Empereur, lesdeux frères répondirent « (jue ce bruit

« ... << liolla (liversis jam ex parlihus parontiir, iiipro ciiietiiqiie liabeaiiLiir qnibii.s Ferdiiiandi vires omni procul dubio spcratur ipsis ulliiiiis e raJicibus esse deieti'las. »

î Mil FAT, p. 27 1-2' .3.

» Stuiipi', p. 123-121. — Voy. Wille, Philipp der Grossmùllùr,o, p. 95 97.

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