‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 126 sur 572 · DKFAITE DES AN A H AP TIS T ES · texte numérisé non relu

DKFAITE DES AN A H AP TIS T ES

voulaient point (K; mal aux pouvoirs payons qui n'avaient jamais entendu j)ailer de rÉvaugilo, mais com[)laient frapper sans merci « les prêtres, les moines, les enlants de Babylonc (jui retenaient injustement captive la justice de Dieu ' ».

(( Dieu nousordonne de massacrer les moines, les prêtres et toutes les autorités, » entendait-on répéter parmi les AnabaptislesdesPays- Bas, « car il n'y a (ju'un seul pouvoir légitime, celui de notre roi. » Vers la fin de lo3't. Deventer l'aillit tomber au pouvoir des Anabaptistes, à la tête desquels s'était mis le propre fils du bourgmestre. A Leiden , en iuliri, un comj)lot l'ut découvert. Les « élus » avaient préparé l'incendie de la cité cl pensaientensuite s'y établir en maîtres. Aux environs de Groningen, au mois de janvier, environ mille hommes, qui s'étaient réunis pour aller au secours de Munster, furent dispersés par les troupes du duc Charles de Gucldre. Parmi les prisonniers se trouvait le « prophète » Schumacher, qui se faisait passer pour le lils de Dieu. Les Anabaptistes s'étaient vantés f|u'au mois de mars leurs bannières flotteraient aux quatre coins de TAllemagne : la première près d'Eschenbruch, sur la Maas, dans le duché de Juliers-, la seconde en Hollande et en Zélande; la troisième entre Macstricht, Aix la-Chapelle et le Limbourg; la quatrième en Frise, non loin de Groningen. Au signal donné, les frères devaient accourir avec des armes et de l'argent, se rendre en un lieu désigné, et y attendre le roi de Sion, qui de Munster viendrait les rejoindre. Vers la fin de mars, huit cents Anabaptistes s'emparèrent d'Olden, abbaye de la Frise occidentale, et s'abritèrent si bien derrière ses remparts et ses fossés que, pour les en chasser, il fallut ordonner une levée en masse. Un lieutenant d'Empire mit le siège devant l'abbaye, et l'assaut dura dix jours. Aux environs de Deventer, le duc de Gueldrc fit couler à fond plusieurs vaisseaux appartenante la secte et chargés de munitions. Un rassemblement de frères fut aussi dispersé par le jeune gentilhomme Charles de Gueldre, près de l'abbaye de Warfum. En mai, un coup de main était tenté à Amsterdam, ville que les frères regardaient connue leur appartenant. Jean de Geel, l'un des « apôtres )) envoyés j)ar Munster, avait soulevé la pojjulation, l'excitant à prendre possession de la ville au nom du « roi de Sion ». 11 avait espéré entraîner les I']vangéli(|ueseteom[)taitsur leur appui.« Venez, courons sus aux |)rêlres! » criaient les Anabaj)listesdans les rues d'Amsterdam. Le soir du 11 mai environ cin(| cents d'entre eux pénétrèrent dans l'hùU'ldc! ville, massacrèrent l'un des bourgmestres, et se disposèrent à se défendre. Mais les louigeois coururent aux armes et. après un

» IkciioLTZ, il /;utul(nhanil, p. J5i-3o0.

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