‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 158 sur 572 · HO LIGUE DÉPENSIVE DES CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

HO LIGUE DÉPENSIVE DES CATHOLIQUES

cienne et véritable foi. « « Nous déclarons vouloir rester invariablement unis et obéissants à la sainte Église Catholique, » avaient-ils dit ; « nous, nos sujets vassaux et alliés; nous jurons de demeurer lidèles aux saintes et universelles lois, cérémonies et usages chrétiens que nos pères ont pratiqués avant nous, et nous entendons ne pas être contraints par la violence à changer de religion. Nous ne songeons pas à attaquer les premiers ceux qui ont une foi différente de la nôtre et se sont révoltés contre l'Église chrétienne universelle; notre association n'existe que pour notre sécurité personnelle et celle des nôtres, et pour le maintien de nos sujets dans l'obéissance *. ))

La même pensée donna naissance à l'union dite sainte ligue de Nuremberg, que le vice-chancelier Held prit un soin tout particulier d'organiser, selon la mission qu'il en avait reçue de l'Empereur "-.

Au commencement de 1537, au moment où la feigne de Smalkalde, ayant l'ait de nouvelles recrues, prenait une extension considérable, Held s'efforça de prouver aux membres catholiques de l'Empire la nécessité de demeurer étroitement unis s'ils ne voulaient être exposés sans défense aux empiétements des Alliés. « Dieu nous prêtera son secours tout- puissant, » écrivait-il en janvier 1537 à Henri de Brunswick, « pourvu que de notre côté nous sachions nous aider nous-mêmes et ne demeurions pas inertes comme par le passé. » Il disait avoir appris avec joie que le duc se disposait à la résistance et se montrait résolu à tenir tête à ses adversaires. Il lui conseillait de réchauffer le zèle de l'archevêque de Mayence et d'autres princes « d'un chétif courage », et de ne pas leur permettre d'hésiter. « Tout dépend, » écrivait-il encore,« de l'énergie (jue nous allons montrer; il faut nous décider à une énergi({ue résistance et sortir de notre apathie. Et dès que les Alliés s'apercevront que nous ne nous tenons pas pour vaincus et sommes bien décidés à défendre et à protéger notre foi, ils deviendront plus réservés et ne seront plus si prompts à se persuader (juc tout marche au gré de leurs désirs, et qu'ils n'ont qu'à former un souhait pour le voir accompli^. » Hcld réclamait l'adoption démesures vigoureuses; il fallait résister aux Protestants , « violateurs des lois et des traités » . Lorsciu'il eut appris l'expulsion de l'évèque d'Augsbourg, la conliscalion des biens ecclésiasti(|ues, la proscription du culte catholi(iue dans l'évêché, il écrivit au roi Ferdi-

> Jlalle auf Morilzburg, pmesentalionis Mariae (nov. 21), 1533. Bucholtz, t. V, p. 321-32-2.

* Voy. Meinardus, p. G16. — G. Heide, dans les Uistor. /A)li(. UlàUern (1888), t. Cil, p 734-738.

^ ' Archives de Fraucfort, fol. 70-71. Hefornialion zu Goslar, p. 52.

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