UNION DE NUREMBERG
dinand devaient solliciter d'un conseil de ville d'Empire la permission de professer la foi catholique et de faire célébrer la messe.
Le conseil répondit au roi ï que Nuremberg, à cause de sa population très accrue et de la chèreté des vivres (circonstances qui pouvaient si facilement amener des troubles dans la population), semblait peu propre à servir de lieu de réunion aux États. Que si néanmoins la Diète y était convoquée, le conseil ne prescrirait rien aux princes quant à la messe, à condition que Leurs Majestés, ainsi que les princes catholiques, prissent soin de la faire célébrer dans les forts de l'Empire ou dans leurs hôtelleries respectives. Le conseil s'offrait même, pour être agréable à Leurs Majestés et faciliter la célébration de leur culte, à leur céder, les jours de grandes fêtes ou autres jours spécialement désignés, l'une des éghses de la ville, suspendant en ladite église le nouveau culte pour laisser toute liberté aux deux souverains de pratiquer le leur; mais il ne pouvait accorder le même privilège aux Electeurs et princes, et ce n était que dans leurs châteaux ou hôtelleries, les portes restant ouvertes ou fermées, comme ils le jugeraient bon, qu'ils pourraient célébrer leur culte ^ ».
L'assemblée projetée pour l'organisation de la ligue catholique s'ouvrit à Nuremberg à la Pentecôte.
Ses principaux adhérents étaient: l'Empereur, Ferdinand, l'archevêque de Salzbourg, les ducs Guillaume et Louis de Bavière, Georges de Saxe, et les ducs Erich et Henri de Brunswick- Wolfen buttel.
Ils motivaient ainsi leur association : Maintenant comme auparavant, l'Empereur faisait à tous les membres de l'Empire un devoir rigoureux de l'exacte observation des articles du traité de paix. Mais comme, en dépit de ce qui avait été convenu, les Protestants s'étaient ligués pour toutes sortes de complots desquels pouvaient sortir nombre d'émeutes et de séditions, au grand péril et dommage de la nation allemande, l'Empereur avait rappelé à son frère Ferdinand et aux Électeurs, princes et membres du Saint-Empire, demeurés fidèles, les promesses qu'ils lui avaient faites en diverses Diètes, et les avait décidés à entrer avec lui dans la présente Union Chrétienne, non pour l'attaque, mais uni(juement pour la défense : « Nous nous sommes unis et entendus cordialement entre nous, pour empêcher aucun des nôtres de s'en prendre à un membre protestant do rEm[)ire ou à quelqu'un
' Voy. CCS négociations dans Soden, Ticitriujc, \\. 4îi8-4C0.