CHAPITRE XVIII
DIÈTE DE NUREMBERG. — l'ÉVÈCHÉ DE COLOGNE EN \WS.
Peu de semaines après que la Chambre Impériale eût été récusée par les Alliés, Ferdinand convoqua à Nuremberg les États généraux (31 janvier 1543). Il espérait encore obtenir les subsides indispensables au refoulement des Turcs. Il informa l'Assemblée des formidables préparatifs de guerre de Soliman; le sultan, par terre et par mer, s'apprêtait à envahir les pays autrichiens. L'Électeur de Saxe que le roi;, par uneambassade deux fois répétée, avait invité avenir, ne parut point. Aucun des princes de la Ligue n'assista personnellement à la Diète.
Le 10 janvier, les délégués protestants avaient pris la résolution, (( dans l'intérêt de la paix et du droit, de ne rien accorder à Ferdinand avant que pleine satisfaction n'eût été donnée à leurs réclamations précédentes i. » La Saxe et la Hesse, le 25 janvier, avaient déclaré d'un ton menaçant, « que, si les commissaires impériaux ne déclaraient nuls tous les procès intentés par la Chambre Impériale, principalement les procès relatifs à la prise de possession légitime et nécessaire du Brunswick, ils rappelleraient leurs ambassadeurs et que, vraisemblablement, les autres membres protestants en feraient autant -. »
Restituer sa terre au duc Henri était chose impossible, assuraient les délégués des princes de la Ligue aux conseillers de Bavière. Henri était un tyran. Depuis longtemps, il se proposait d'attaquer la Saxe et la Hesse, comme on avait pu s'en convaincre par la lecture des papiers saisis à Wolfenbüttel. On avait acquis la certitude,
1 Journal du délégué de Francfort, Jérôme zum Lani, Frankfurter Relchsla(]saclen, t. IV.
* Déclaration du :i"j jaiiv. ['6Ü. l'w.ischstufjsaclcii , t, I^IV, loi. S3-HS .