‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 302 sur 572 · DEPRAVATION DES MOEURS · texte numérisé non relu

DEPRAVATION DES MOEURS

Un acte d'enquête dressé dans le comté de Mansfeld, (1554) mentionne parmi les vices les plus ordinaires le mépris de Dieu et de sa loi, le blasphème, 1 eloignement presque complet des sacrements, les enfants laissés sans baptême, l'ivrognerie, les excès de table, l'état d'ivresse le jour même où l'on a reçu la Gène : « Les jours de fête, même le vendredi saint, le jour de Pâques, la Pentecôte sont indignement profanés par de grands, d'horribles scandales ; la bigamie est commune, les outrages aux mœurs fréquents, ainsi que l'adultère, l'usure, les faux témoignages *. » « Et de tous ces vices auxquels on se livre publiquement, on ne fait que rire et s'amuser, on n'estime point qu'ils vaillent la peine d'être punis. » Parmi les crimes les plus fréquents, le même document mentionne encore le mariage contracte à l'insu des parents, malgré leur volonté et l'assentiment des amis ou tuteurs, « d'où résultent en ce pays des désordres abominables 2. »

« Toutes sortes de crimes, de vices honteux prennent chez nous un accroissement effrayant, » lisons-nous dans un édit religieux publié à Magdebourg en cette même année; a le mal prend la haute main. Plus nous allons, plus on suit ici la doctrine d'Épicure ; nos gens n'ont point de préférence en fait de religion : un papiste blasphémateur, un juif, un mahométan leur semblent valoir tout autant qu'un chrétien. On feraitbionde rétablir l'excommunication canonique qu'on a abandonnée à cause du Pape Antéchrist 3, »

Les actes d'enquête dressés dans le Mecklembourg sont remplis de lamentations sur le déplorable état des églises et des cimetières de campagne. « Le blasphème, l'adultère, tous les vices impurs sont ici tellement en honneur qu'à Sodome et à Gomorrhe, on n'a sans doute jamais rien vu de plus odieux ni de plus grossier ^. »

Dans la Hesse ^, dans les principautés d'Anspach et de Bayreuth, la situation n'est pas meilleure; partout les actes d'enquête mentionnent les mêmes faits.

Dans le Palatinat, les enquêteurs n'ont que peu de bonnes choses à noter, et cela en très peu d'endroits. « La plupart de ceux qui se croient plus habiles ou plus intelligents ([uc los autres no s'approchent point des sacrements. Los prédicants s'étaient mis à enseigner le catéchisme, mais ils ont été obligés d'y renoncer ;jeuues

1 Richter, t. Il, p. 142-143.

s Voy. Richter, t. II, p. 147, 149.

^Voy. Voll, l. 1, p. 392. Lesker, p. 102. Wiggers, p. 117. A Hanovre, les statuts de la ville donnent des détails curieux sur la grossièreté des mœurs ainsi que sur les excès et les violences de toutes sortes qui se coairaeltaient journellenieut. Voy. SCHLEOEL, t. II, p. 77.

* Voy. plus haut, p. 4f»8-400.

■ Voy. plus haut, p. 71Ü-711.

et vieux ne se soucient point d'apprendre la doclrine chrétienne. Les pasteurs ontcessé presque entièrement de recueillir des aumônes pour les pauvres et les nécessiteux. La plupart des églises ne sont pas entretenues, et leurs revenus sont employés à des usages profanes. On a fait un grand tas des ornements sacerdotaux, des aubes, linges d'autel, etc. ; tout cela pourrit ensemble dans le même coin. » « Les nouveaux prédicants n'ont reçu aucune éducation; leur traitement est si mince qu'ils n'ont pas même de quoi s'acheter des vivres et des habits. Lorsqu'ils viennent à mourir, leurs femmes et leurs enfants sans ressources sont réduits à la mendicité. » « Depuis que l'ancienne discipline ecclésiastique a été abolie, la porte reste ouverte à tous les vices. Sans que personne ait le droit d'y trouver à redire, chacun est libre d'enseigner une doctrine d'erreur ou de mener la vie la plus scandaleuse. Dans le peuple, le plus grand nombre suit la doctrine dÉpicure ; très peu de gens croient encore k la révélation chrétienne. Beaucoup de paroisses sont sans curés: dans tout le bailliage de Liitzelstein, il n'y a que quatre prédicants ; le peuple mène une vie grossière et bestiale et témoigne fort peu de respect pour ses pasteurs. »

« Non seulement le service divin est méprisé, » écrivent les enquêteurs de Saxe à l'Électeur, « mais il n'existe plus en mainte localité, faute d'ecclésiastiques. Les gentilshommes de la haute et de la petite noblesse se sont emparés de tout le bien d'Église, de sorte que les pasteurs des âmes sont réduits à la plus affreuse misère. Les prédécesseurs catholiques de Votre Grâce Électorale agissaient différemment. Ils étaient illustres, considérés, puissants, riches en terres et en sujets, et cependant ils n'avaient point mis la main sur les biens du clergé; au contraire, ils entretenaient les églises, et les dotaient richement sur leurs propres revenus i. ,»

Des plaintes sur la dilapidation des biens du clergé, sur la suppression des dotations charitables léguées par les ancêtres pour les écoles, les hôpitauX;, les asiles, se font entendre au nord comme au sud de l'Allemagne; de tous côtés sont signalées les conséquences déjà appréciables de la spoliation de l'Église.

Luther et Mélanchthon reviennent sans cesse sur ce sujet dans leurs écrits.

« J'ai moi-même été témoin, » écrit Lampadius, prédicant d'Halberstadt, a de la manière dont en plusieurs royaumes, principautés, comtés et villes, on a usé des biens des paroisses, des écoles, des pauvres; partout on les a fait servir au jeu, à la bonne chère, à

^ Relation de l'eaquôte ecclésiastique de 1536, dans Scnmor, Anthell der Stj'assburger, p. 16-39,50-51.

jnille prodigalités inutiles ; on en a abusé, on en abuse encore. Les sages selon ce monde ont méprisé toutes les douces et justes remontrances qu'on a pu leur iairo à ce sujet, et môme les avertissements les plus sérieux : ils n'y ont vu qu'une plaisanterie. Ils ont abusé du bien injustement acquis par une simonie détestable. On a changé et rechangé les pasteurs pour avoir des prébendes, des bénéfices, pour faire servir à de honteux plaisirs des fortunes iniques. Aussi la colère de Dieu s'est-elle élevée contre nous, et nous n'en avons que trop la preuve. La peste, la famine, la cherté des vivres, la guerre, le feu, les pillages, les tempêtes, la grêle, toutes sortes de fléaux nous atteignent. « « Ceux qui ont accaparé criminellement les biens du clergé sans en rien rendre aux églises, aux écoles, aux misérables, entretiennent en leur maison, comme dit le prophète Michée, un feu prêt à les dévorer *. »

« A la claire lumière d'un évangile d'amour, » écrit Joachim de Brunswick, « on supprime de tous côtés ce qu'avaient fondé nos ancêtres, pour les ecclésiastiques pauvres et pour les écoles, o A peine desservants et instituteurs ont-ils encore un morceau de pain à mettre sous la dent ; comme personne ne veut plus les aider, personne ne peut plus étudier. La prédication et l'enseignement sont en décadence. En somme, l'usure, le brigandage et autres crimes sont sans doute odieux, mais rien ne nous a fait plus de mal que l'avide cupidité qui s'est emparée du bien d'église, car ces vols sacrilèges nous ont conduits à une épouvantable barbarie-. »

' HoRTLEDER, Berhlmaf!filr/keil , 1383-1384.

^ HoHTLEDEH, Rec/i lma.<; >ig keit , 1382-1383. Voyez les vers d'Erasme Alber mort ea 1553 superintendant général:

On s'empare des trésors de l'égliso,

Nous en retireront peu de profit!

Pendant co temps, les pauvre? meurent do faim,

On leur ôte le pain do la bouche.

Les trcSsors des églises se changent en'poison,

Car ils n'ont pas été donnés pour ceux qui s'en emparent.

Vois jusqu'où entraîne une honteuse cupidité!

On pressure le pauvre peuple

l'ius que jamais cela ne s'était tu,

Mais les méchants expieront dans les flammes de l'enter

Les pleurs qu'ils font verser aux pauvres.

(lIoiiTLEDEii, ■i;!SI . ) Le juriste protestant Melchior Krüger, syndic de Brunswick, écrivait : « Quant ;\ ce qui concerne la sainte Ecriture, je n'ai pas besoin de la citer tout au long pour qu'on sache qu'elle n'ordonne nulle part de s'approprier le bien d'Eglise ou de charger l'autorité civile de l'administrer. Os biens étaient destinés au culte du Seigneur ou au soutien des serviteurs de l'Evangile. Notre droit civil lui-même regardfi comme une erreur capitale et grossière l'opinion qui vout que les biens des églises appartiennent en propre aux rois, aux princes, aux autorités temporelles. Tout homme droit sait assez que ci's biens ne sont point aux hommes, mais A Dieu seul et ne peuvent être employés qu'aux besoins d'i son culte, '■.omme le diiclarenl cluinîment et expressément les textes sacrés et les gloses. » « .le ne j)uis m'empècher di pensur ». dit encore Iv'riigi'.r eu parlant des juristes qui « laissent

Le prédicant de Quedlinburg, Jean Winistede, jugeait avec tout autant de sévérité la conduite de « ces prédicants évangéliques qui, ayant amplement tout ce qu'il leur faut, flattent les puissants pour avoir encore davantage, comme si l'Évangile était synonyme de butin, de pillage, comme si les harpies temporelles des biens ecclésiastiques avaient le droit de tout accaparer, et que Notre-Seigneur et son Église fussent une proie et un profit . » « Ces hauts et puissants personnages, » dit-il , « vendent les propriétés ecclésiastiques, changent leurs destinations^ les donnent en récompense à leurs créatures, à d'indignes personnages, à des enfants mineurs, à leurs courtisans, à leurs flatteurs qui en font un criminel usage. Puis ils chargent et accablent les pauvres gens de corvées nouvelles et injustes; comme Pharaon et ses ministres égyptiens, ils pressurent leurs sujets, ils les sucent jusqu'à la moelle. En vérité, ils sont trois fois pires que les papistes ! »

Le vol des propriétés foncirres du clergé faisait le plus grand tort au « pauvre homme », à l'hommedela glèbe, qui se voyait dépouillé de ses droits au communal.

« Le bien dÉglise dérobé, »continue Winistede, « consume l'héritage des seigneurs temporels comme un feu dévorant. Comment se fait-il que les pieux empereurs, les rois, les princes, les comtes, les gentilshommes et les puissants évêques du temps passé, sans accabler leurs vassaux d'impôts, sans les charger de corvées injustes et en se contentant de dîmes et de taxes légitimement prélevées, aient eu si largement de quoi vivre ? Non seulement ces grands personnages bâtissaient des donjons, des châteaux, mais encore ils fondaient de riches abbayes. Et maintenant leurs descendants taxent, imposent, rognent, écorchent, s'emparent de tout ce que leurs ancêtres ou les âmes dévotes du temps passé avaient donné pour la gloire de Dieu, et crient misère plus que jamais ! Maîtres et sujets

apercevoir leur queue de renard, » «que ces gens ne songent qu'à acquérir les biens du clergé pour devenir à la cour de grands personnages ; sans cela, ils sauraient mieux et réfléchiraient davantage. Mais dans les temps malheureux que nous traversons, on n'ose tenir aux gens un langage sévère ni leur reprocher leurs actes inique«; l'expérience de tous les jours ne nous a que trop fait voir comme, à ce sujet, on se querelle et ou se déchire, car nous avons maintenant parmi nous beaucoup de ces soldats valets qui jouent aux dès la tunique et les habits de Notre Seigneur, tout comme cela se passait sous la croix au temps de la Passion. Mais il leur en adviendra, par la permission de Dieu, comme du chien avec le chiendent, ainsi que dit le proverbe. Du reste, on peut déjà en juger par ce qui se passe dans les grandes principautés: les biens de l'Eglise y sont devenus des brandons de discorde, des sources de calamités dans le cofiFre et dans la chambre de ceux qui s'en étaient emparés. Une catastrophe suit l'autre ; biens et gens sont frappés ; on taxe, on racle, on écorche le peuple et l'on n'en est ni plus riche ni plus satisfait. Et vraiment, ce serait grand dommage qu'il en fût autrement. » HORTLEDER. p. 1400-1401.

766 PLAINTES Suit LA. DILAPIDATION DES BIRNS DU CLKR(iÉ.

se sont appauvris; pour avoir voulu tàter du bieu spirituel, les seigneurs sont tombés dans la gêne, et môme sont devenus plus pauvres que des mendiants. Quelle est la cause de leur détresse? Ce que dit quelque part Salomon serait-il vrai? Tel partage son bien entre les pauvres, et s'enrichit ; tel autre ajoute à son argent celui d'autrui, et se ruine. » « Le salaire est selon l'ouvrage. Bien mal acquis ne profite jamais, parce que Dieu ne lui donne pas sa bénédiction. » « L'expérience a prouvé que les princes, seigneurs, gentilshommes et villes dont les revenus ont été presque doublés en peu de temps par la spoliation du bien d'Église, sont devenus deux lois plus pauvres qu'autrefois; il est clair que les prédicants, qui mangent le pain des grands et jouent à leur cour le rôle de renards rusés, leurs confrères les juristes, les mauvais chrétiens hypocrites et cajoleurs, perdent à la l'ois le corps et l'àme de ceux qu'ils flattent. Ils ont l'ait grand tort à l'Église chrétienne et aux écoles, ceux qui ont enseigné que les potentats ont le droit de disposer des biens du clergé, et qu'ils en peuvent faire Jout ce que bon leursemble. Au moins ne devrait-on pas accaparer ce qui appartient aux pauvres, ni le gaspiller dans les festins et la débauche; au moins devrait-on rendre aux misérables ce qui avait été fondé pour eux, et rétablir ces distributions de vivres, de linge, de chaussures, toutes ces institutions bienfaisantes qu'avait inventées la charité de nos pères. » « Pourquoi retirer ou raccourcir aux indigents le bien dont ils jouissaient au temps du papisme ^ ? «

1 lIoRTLEDER, BecktmässigkeU, 1384-1383. Voyez la lettre du superintendant Tilman Hessus à Winistede (3 juillet 155i), p. 1399. — « Les biens du cler^-é n'ont pas enrichi jadis les paysans révoltés; » écrit un catholique inconnu, « el les Protestants n'ont pas mieux roussi, on s'en aperçoit bien. Dès qu'un prince protestant a mis la main sur le bien d'un prêtre, il devient aussitôt si pauvre qu'il ne peut plus vivre sans charger tous les ans ses pauvres sujets de deux ou trois nouveaux impôts. Et c'est le seul profit qu'ait retiré le pauvre homme du nouvel évangile. Dieu veuille qu'il fasse rédexiun là-dessus! Lorsque les paysans se sont emparés du bien d'Eglise, on les a mis à mort; mais lorsque les grands ont commis le même crime, les paysans ont dû donner leur sang et leurs sueurs pour que leurs maîtres puissent conserver le bien volé ; au péril de leur vie, ils doivent protéger ce qui cause la ruine et la mort de leurs pères, frères, fils et amis. " Mais, » me diras-tu, « où donc a passé tout cet argent/i'iOn donne si peu de chose aux prédicants, ils ne cessent de se plaindre! l'eu de mendiants sont devenus riches par les aumônes de nos nouveaux pasteurs ! Où donc s'en vont tous ces trésors? » Kappelle-loi le proverbe: Mal gagné, vite envole. Parce qu'on n'avaitpas droit de prendre, il nest pas étonnant qu'on ait eu peine à conserver. Un autre proverbe assure que le bien d'Eglise dévore les autres biens. Là où aalrefois un procureur suffisait, il faut maintenant nourrir une quantité de Judas. Chacun raisonne ainsi : " Puisque ce bien a coûté si peu de peine à acquérirà nos maiin-s, il n'y a pas grand mal à le gaspiller. Et puis, que d'argent dépensé dans ces imposants ouvrages de fortifications, dans ces donjons, ces remparts, ces forteresses nouvelles 1 » C'est que celui qui n'a pas respecté le droit d'autrui doit se pré|)arer à la violence. » « (Juel profit tirons-nous de toutes ces assemblées où l'on se ligue contre Dieu et la justice et où l'on se trouve eu si basse société? » Que ne coûtent

« Les grands seigneurs évangéliques, » disait Melchior Ambach, prodicant à Francfort-sur-le-Mein (1551), « embrassent l'Évangile dans un but intéressé et pour l'extension de leur pouvoir et de leurs richesses. Ils accaparent les biens de l'Eglise pour les partager entre leurs enfants rapaces, leurs courtisans dépravés, leurs scribes orgueilleux et parfois jmpies; ils se [^soucient peu delà manière dont les paroisses sont pourvues; ils ne s'inquiètent ni des besoins du culte, ni des écoles, ni des pauvres*. »

« Sous le saint Évangile, les églises tombent en ruine, » rapporte Christophe Marstaller, longtemps prédicant à Schwäbisch Hall; « nos parents les avaient élevées depuis le fondement jusqu'au faîte; ils avaient donné libéralement et de bon cœur pour la construction et l'ornementation du saint temple ; ils trouvaient, pour cela, des ressources suffisantes ; les années étaient bonnes, leur vie s'écoulait heureuse et paisible; ils avaient du bon temps. Maintenant les églises ont été tellement dépouillées par le pouvoir civil qu'on n'a môme plus le moyen d'en entretenir la toiture; il y pleut, il y neige en maint endroit; beaucoup ressemblent plutôt à des granges qu'à des temples. Nos pères avaient doté les églises de beaux et splendides orneraenis sacerdotaux, en velours, en soie brodée de perles et de corail ; nous les avons repris pour faire à nos femmes des coiffes et des corps de jupe. La plupart des églises ont été tellement dépouillées sous le saint Évangile qu'on ne peut pas même procurer aux ecclésiastiques une aube convenable pour monter en chaire et s'acquitter de leur devoir. Item, les autorités, sous le saint Évangile, tiennent leurs pasteurs en si mince estime que, lorsque le seigneur veut aller à la chasse à courre, le curé doit se trouver parmi les piqueurs, ou bien exciter les chiens contre le sanglier et crier comme un arracheur de dents ; lui, dont la fonction est de garder les âmes, devient un berger de chiens ^. »

Un tel état de choses, résultat des troubles religieux et de la mauvaise administration des autorités laïques , faisait amèrement

point aux princes l'entretien, à leur cour, de tant de grands et petits traîtres qui se dirigent d'après le conseil des potentats étrangers et approuvent tout ceque fontles Protestants? » « Ce n'est pas non plus une mince dépense que de conspirer avec les potentats étrangers, pour que le pieux Empereur ait tous les jours d'autres gens sur les bras et ne puisse chàlier les sacrilèges. » « Quelle dépense encore que de se rendre aux Diètes en si grand apparat, de tenir de grands banquets, d'humilier par son faste de pieux et honorables princes ! » « Il ne faut pas une mince fortune pour faire face à toutes les dépenses que nécessite la guerre contre l'autorité, pour salarieret attirer à son parti capitaines et gens de guerre, etc. »

HORTDELER, p. 47i .

' Klaç/e Jesu Christi über die ver meint ticlien Evangeliscken. Frankfort-sur-le- Mein, 1551, B^ D' E.

s Voy. p. 76(J, nole i.

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