‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 381 sur 572 · M|': LAN' CHT II ON SIR LE SYNODF. PROTESTANT · texte numérisé non relu

M|': LAN' CHT II ON SIR LE SYNODF. PROTESTANT

ITambourg, » écrivait-il, «un prédicant nommé Westphalus s'est t'cric en pleine chaire : «Les hommes craignant Dieu, les chrétiens pieux et éclairés qui ont détruit l'idolâtrie de l'adoration du pain en Angleterre, ont péri par la vengeance du diable! »A Brème, d'autres énergumènes sont encouragés par de nombreux partisans. Si donc le synode se réunit et qu'il ne soit pas dirigé par une main ferme, à quel affreux désordre ne devrons-nous pas nous attendre ! Or, lequel de nous pourrait se croire en état de le conduire, quand il y a tant de questions à débattre et que princes et prédicants sont prêts à s'entredéchirer ^ ? »

Tandis que ces querelles troublaient les Églises protestantes, théologiens, prédicants et princes étaient toujours d'accord dès qu'il s'agissait de combattre l'ancienne rehgion ; tous mettaient le même zèle à « extirper de leurs états les derniers vestiges de l'infernale Papauté »; par tous les moyens en leur pouvoir ils cherchaient à ébranler la foi des Catholiques, et par la suppression de la Réserve ecclésiastique, ils espéraient conquérir de nouveaux territoires à celle religion « seule véritable, pouvant seule conduire au salut », dont ils no parvenaient pas à iixer les dogmes.

Les Electeurs Otto Henri et Frédéric IÜ et le duc Christophe de \Viirtemberg se montrèrent surtout ardents dans celle lutte acharnée contre le Catholicisme.

' Corp. Befonn., t. IX, pp. 779-780.

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