‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 524 sur 572 · DÉCRETS DE RÉFORME DU CONCILE DE TRENTE · texte numérisé non relu

DÉCRETS DE RÉFORME DU CONCILE DE TRENTE

cation de leurs revenus i. Le devoir de la prédication est aussi rappele aux prélats comme étant leur obligation la plus sacrée, puisqu'il leur appartient tout particulièrement d'expliquer la doctrine de Jésus-Christ. A eux aussi d'administrer les ordres sacrés, de surveiller l'enseignement religieux donné à la jeunesse, de s'occuper avec unesoUicitude toute particulière des hôpitaux et des établissements de charité, de reconnaître etd'accueillir dans les pauvres la personne même de Jésus-Christ, d'exercersur les paroisses etsur les prêtres une surveillance active. Lorsqu'il s'agit de surveiller ou de reformer les mœurs, le Concile leur ordonne de ne jamais tolérer qu'aucune exemption ou appel, pas même l'appel au siège apostolique, ne vienne entraver ou retarder leurs arrêts 2. Sous peine d'être déposés, tous, six mois après leur élection, doivent avoir été sacrés. Seul le Pape, auquel ils ont prêté serment, a .e droit de les déposer.

La réforme des évêques entraîne celle des prêtres. « La conduite irréprochable et les exemples édifiants des personnes consacrées a Dieu est une continuelle leçon pour les laïques et mieux que tout autre moyen réussit à leur inspirer la piété et la crainte de Dieu, Aussi les prêtres doivent-ils garder en toute rencontre une conduite grave, exemplaire, pénétrée de religion, éviter jusqu'aux plus légères fautes, parce qu'en eux les moindres taches paraissent toujours fort grandes; en un mot tout l'ensemble de leur vie doit inspirer le respect^. Le Concile leur recommande tout particulièrement l'enseignement du catéchisme, leur fait un devoir de prêcher tous les dimanches et jours de fête et les invite à entourer d une sollicitude toute paternelle les pauvres et les malheureux.

Pour la réforme des communautés religieuses, le Concile affirme de nouveau lillégalilé de toute propriété personnelle. L'admission des novices, l'élection des supérieurs sont entourées des plus sages précautions. Les évêques sont exhortés à maintenir avec fermeté la clôture dans les communautés de femmes, Encas de résistance, ils sont invités, sans avoir égard à aucune intervention, à porter contre les récalcitrantes les peines prescrites par les canons. Sans l'autorisation de l'évéque, aucun couvent ne doit être fondé. Sous peine d'excommunication, le Concile défend aux supérieurs de se servir pour n'importe quel usage de la dot apportée par les novices à leur entrée au couvent, afin que, dans le cas où ils changeraient de resolution, nul empêchement ne soit apporté à leur départ.

» Sesxio XXIII, Dic. de Reform., cap. 1. * Sessio XXIV, Dîcr. de Reform., cap. 10. ' Seasio XXII, Decr. de Reform., cap. i.

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