‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 545 sur 572 · S CONTRE LES ECOLES DES JESUITES · texte numérisé non relu

S CONTRE LES ECOLES DES JESUITES

ennemis de Dieu et du Glii'istianisme,ne sont-ils pas dignes de mépris, à cause des injures dont ils accablent Jésus-Christ Notre Seigneur? Ce sont des bêtes fauves, qu'on devrait chasser de nos cités chrétiennes comme les plus dangereux des mallaiteurs. Et c'est à ces êtres féroces, à cette bande de loups, que l'on confie l'éducation de ses fils, sans craindre de les précipiter pour jamais dans l'enfer! Un s'excuse sur l'âge tendre des enfants; on dit qu'ils sont encore trop jeunes pour que la religion des Jésuites puisse prendre quclqu'influence sur leur esprit. Ignore-t-on que les Jésuites sont des philosophes pénétrants , consommés , qu'ils mettent tout leur savoir au service de la jeunesse, que ce sont les maîtres les plus fins et les plus rusés qui existent, et qu'ils ont Fart de mettre en œuvre les dons naturels de chaque élève? Ils tiennent cette prudence charnelle de leur fondateur Satan. Dans leurs actes et dans toute leur conduite extérieure, ils paraissent simples, modestes, humains, mortifiés, mais en réalité ce sont des furies déguisées, des blasphémateurs et pires que des blasphémateurs et des idolâtres; les enfants qu'on leur confie sont contraints de grogner avec ces pourceaux, et d'insulter avec eux à la divine Majesté *. »

« Ce qui désole le plus Roding, » écrivait Perellius en 157G, « ainsi que Sturm, animé des mêmes sentiments, nous l'a fait connaître, bien qu'avec plus de mesure et de retenue, c'est de voir que la plupart des écoles évangéliques de notre temps ont baissé dans l'estime des gens de bien, que le zèle des précepteurs, des maîtres et des élèves se refroidit,quelesétudes baissent de plus eu plus, tandis que les écoles de la Compagnie, assez nombreuses maiutenant en Allemagne, tiennent le premier rang, grâce à la capacité singulière de ceux qui les dirigent. Tous les jours, elles augmentent d'importance et deviennent célèbres dans le monde entier. Nos adversaires

* Dédicace et pp. 1, 2, 5, 7 et suiv., 28, 29, 31, 32. Citons-en mol à mot quelques passages, p. 3 : « E.xcitavil igitur (Satanas) Joaunem l'etrum Caraphain Iloinanum pontiliccm, ne dicaiii Cliristiaiiorum carnilicem, l'aulum quarlum api)ellalum ex (juo, ut constaus fama est, tanquain ex matre procreavil Jesuitain Monslruin horreudum inj^ens etc. ad cvomcndain Salvatorcm Jesuui convicia. » pp.5-ü : « Papa Romanus summus Jesu adversarius tibi jjater luit, impietas mater, obstetrix insauia, morum et doctrinic informator Satanas. » «Jesuitas Suitas in ])0sterum appcliabo. Quemadmodum enim sus in stercore se volutal suociue rostre lutulento omuia contaiiiinat, ila besliiu islac impurissimx ac iutcmperantissiinx in iinpietatis cœnuin se infj^urgitanl suoquc orc impurissimo sanclissima «pueque polluunt. » Vient ensuite l'alteslation suivante : « Quid de simplicilatc et habitu Furiarura dicam? quodsi ora Suitarum, incessum, babituin et vultum, totius denique corporis gestus ac conl'orina(iones intueris, judicares, nibil islis bominibus (si honiiues dicendi suut) esse ïaucliiis, iiibll iiKxU^stius, nihil huiuaiiiiis, nibil castius, nibil siinplicius. >'

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