‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 546 sur 572 · SUR LES COLLEGES DES JESUITES · texte numérisé non relu

SUR LES COLLEGES DES JESUITES

s'aperçoivent que nos écoles dépérissent dans la même proportion où les leurs croissent en réputation et en honneur *. »

Un jugement porté en 1578 par le protestant Nathan Ghytraus, professeur à l'Université de Rostock, mérite d'être reproduit. Il se demande souvent, écrit-il, pourquoi la jeunesse de son temps est plongée dans les plaisirs, dans la mollesse, pourquoi elle est si indisciplinée, si farouche? « C'est, » dit-il, « qu'au foyer domestique l'éducation n'est plus celle d'autrefois. Il serait impie d'attribuer l'état de choses actuel à une volonté expresse de Dieu, car nous avons sous les yeux des écoles florissantes. Que dire, par exemple, des collèges des Jésuites, abstraction faite de la religion? Il faut en convenir, ces collèges, dispersés dans des pays très divers, ne nous offriraient pas uniformément une discipline si grave, le spectacle de tant d'efforts généreux, de tant d'attachement au devoir, de tant de persévérance chez les maîtres comme chez les élèves, si ce relâchement de toute discipline avait sa source dans un décret divin 2. »

' Perellius, f. H^.

^ RoLLius, Memoria' Philoso/>horiini,Q[c., t. I, pp. lÛo-lUG, cité par Dullinger, t. I (2« éd.), pp. 515-516.

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