CHAPITRE Vill
PROGRÈS DU PROTESTANTISME. — HÉCLAMATIONS DES PROTESTANTS A LA DIÈTE DE RATISBONNE (1Ö76). — MORT DE MAXIMILIEN II
Tandis que la foi catholique renaissait dans plusieurs territoires de lEmpire, elle éprouvait en quelques autres des revers successifs. En dépit de la paix de religion, les évêchés de Meissen, de Mersebourg, de Neubourg-Zeitz s'étaient peu à peu fondus dans TElectorat de Saxe, tandis que ceux de Brandebourg, dTlavelberg et de Lebus passaient à l'Electoral du Brandebourg.
En 1570, l'administrateur de l'archevêché de Magdebourg, le margrave, Joachini-Frédéric de Brandebourg, épousa la hlle du margrave Hans de Gustrin, et, malgré la Réserve ecclésiastique, resta tranquille possesseur de son évêché, Maximilien ne s'étant pas soucié de prendre fait et cause pour la foi catholique en cette circonstance *.
L'archevêque Henri de Brème, duc de Saxe-Lauenbourg^ était déjà protestant au moment de son élection, ce qui ne rempêcha pas do se faire recomniandur au Pape, par l'entremise de Maximilien, comme étant « bon catholique, et fort désireux de se montrer en toute occasion plein de respect pour les droits du Saint-Siège ». 11 se llatlait, par cette dissimulation, d'obtenir la sanction papale. En juin lo74, dans l'espoir d'être promu au siè^e d'üsnabrück, il s'engagea à recevoir les ordres et à maintenir la foi catholi(jue dans l'évêché. Avant de faire son entrée dans la ville, il jura de renoncer à sa nouvelle dignité dans le cas oii il n'obtiendrait pas l'approbation du Saint-Père. Cin ({ mois plus tard, « regrettant de n'avoir pas reçu du ciel le don de chasteté », il épousa en secret sa concubine, Anne de Broicli. L'année suivante, il renouvela au
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