‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 57 sur 572 · POLITIQLE EXTKRIEURE DANS SES RAPPORTS AVEC L ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

POLITIQLE EXTKRIEURE DANS SES RAPPORTS AVEC L ALLEMAGNE

Voici quels étaient les plans du chancelier: On commencerait par s'entendre sur l'allaire de l'élection avec les Klecteurs de Trêves et du Palalinal; ensuite on conclurait une alliance avec l'Électeur de Saxe et l'Électeur Palatin et, pour y réussir, on se rendrait favorable, par des présents, queUjues conseillers saxons. L'Electeur de Ma yence iiésitait : on ferait agir auprès de lui le roi de France qui le déciderait facilement à favoriser la Bavière *. Dès les premiers mois de lo:27, les ducs suppliaient François I-^"" d'user de toute son influence auprès des Électeurs, et de leur reeonnuander chauderaeut les intérêts du duc Guillaume -.

François s'empressa de promettre son appui, ce qui ne l'empêclia |)oint, l'année suivante, doll'rir également au prince luthérien Philippe de liesse des secours en hommes et en argent, dans le cas OLi il aurait dessein d'obtenir à la pointe de l'épée la couronne romaine.

Ravir à la maison de Habsbourg la dignité impériale semblait, à Paris, l'un des buts les plus inj portants que pût se proposer la politique française. Un mémoire politique i'rançais, daléde 1Ü2G, démontre avec détail la nécessité uigente d'indispopcr coritre Ferdinand tout le corps électoral, et conseille di; le corrompre. Il faudrait même, en cas de besoin , ajoute ce mémoire, avoir recours aux armes, car si François réussissait, par ses services et ses dons, à faire élire un roi romain, celui-ci. d'accord avec les Électeurs, conclurai! une alliance solide avec la France, et dès lors ou pourait songer à recouvrer le Milanais ■'.

Toutes ces intrigues, jointes aux guerres, aux dissensions qui ne cessaient de troubler lllalie et la Hcngric, a^aitnt leurs graves contre-coups à l'intérieur de l'Allemagne.

Un lit dans des mémoires coule inporains: « En l."i2G et durant les années suivönles, la pau\re Clirélienlé était tombée dans un lamenlable état; les puissances clirélicnncs étaient dé.sunies ; les classes élevées et les classes inférieures se haïssaient; la conlianceet la sécurité semblaient ne devoir jamais reiKiilre parmi les hommes. L'Allemagne avait espéré (pi'aprè.^ les guerres civiles (jui avaient <lésolé nOmpue, Charles-Ouint viendrait en jiersonne y reslauit r la paix, la justice et le bon ordre. Mais, diijuc dans son attente, elle se trouvait sans appui, sans prolcctcm-. A la j)laee du dr(i:t, régnaient

' SlHÎENIII.lM. p. y.

• Voy. Sui.KMiiaM, p. 2'.', noir ( '.t. u \ l'uris. un certain « ni:iilre Midnl >• élait rliarf;»: «'c* iiitt-rôls des clucsiiaiis la qiie>lioii «le l'élection, comme on le voit parune lettre <le Wiissen fehler ; » voy. ^timi'K. p. 'iî>. note i.

* Dans Lan/, S!/iii/s]i(i/iifri', p. il) ïi. Sur l'alliance tlii roi de France nvcc les princes allemands, voy. aussi le niéiiioire du :2t» fev. Ibil, dans Jhitwiiu, 4" , lyn,"), i. i'Jl'J,

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