‹ L'Allemagne et la réforme (volume 4)Chapitre 250 sur 630 · DÉCEPTIONS DE MAX IM I LI EN · texte numérisé non relu

DÉCEPTIONS DE MAX IM I LI EN

pas été représentée dans les diètes où l'impôt avait été consenti. Sous le même prétexte, beaucoup de villes refusèrent de le fournir, disant qu'à Worms on ne leur avait pas accordé une représentation « en rapport avec leur dignité ». Même dans les possessions princières, le denier commun fut payé avec beaucoup de « négligence et de lenteur ■■ ', et cependant le soin de l'appliquer aux besoins actuels avait été entièrement remis aux princes.

Un arrêt ultérieur des états de Worms avait en effet statué que les impôts recueillis seraient apportés tous les ans à la diète par les trésoriers et collecteurs impériaux, et que cette assemblée, non le Roi, déciderait de leur emploi. Le droit de guerre ou de paix avait aussi été donné aux états, disposition qui portait une nouvelle et grave atteinte aux prérogatives royales. Sur ce point, comme pour la question de la Chambre impériale, Maximilien cédait aux exigences des princes dans l'espoir que sa condescendance aurait pour résultat le loyal accomplissement des promesses données.

Il fut cruellement déçu. Le 1er février 1496, lorsqu'il envoya ses conseillers à Francfort, où, d'après ce qui avait été convenu à Worms, une nouvelle diète devait s'ouvrir, ayant surtout pour but l'application des impôts prélevés, ceux-ci n'y rencontrèrent qu'un très-petit nombre de députés - ou chargés de pouvoirs, et durent s'en retourner sans avoir rien conclu. « Quand il s'agit de fournir des subsides à l'Empire », dit Pierrede Froissard, ■ les princes allemands sont toujours malades ou absolumeni hors d'état de venir en aide à l'Empereur3. »

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