V. LlLIENCRON, t. II, p. .VS
3 DieBekemsch Schlacht, publié par Liliencron, t. II, p. 5Î0-542. Outre ce chant, Liliencron en cite encore seize autres sur la guerre de succession bavaroise, chansons satiriques dirigées contre le déloyal éiecteur palatin.
* « Poro a poco questo lie de Romani havendo destrulto il Palatino, et essendo inorti li potenti principi suoi contrarii et retrovandosi multiplicati li amici suoi, posti per lui in diftiiità, è andato tanto crescendo, che si ha fatto quasi omnipotente Ira tutti li principi et tanto, che non se ne rilrova pur Uno che ardisca conlrariarlo in cosa alcuna. » QoiniNi, Rilatione, année 1506, publiée par Chmel, dans le Zeitschrift fur Geschichtswissenschaft de Schmidt, t. II, p. 338.
vainqueur et d'arbitre suprême, proclama de nouveau la paix publique perpétuelle, rétablit la Chambre Impériale, et se chargea de pourvoir lui-même à son entretien.
Il présenta ensuite à la diète le projet d'un nouveau conseil d'État. Celui-ci, loin de légaliser, comme le précédent, l'asservissement du Roi, devait, au contraire, affermir sa dignité et son autorité, et rendre à la nation la paix générale et la prospérité. Ce conseil devait se composer d'un président nommé par le Roi, d'un chanceliier et de douze conseillers élus par les États. Il devait siéger à Nuremberg, « mais cependant, lorsque l'intérêt du Roi ou de l'Empire l'exigerait, pourrait être transféré au lieu même où se trouverait Sa Majesté ». Il devait agir avec autorité dans toutes les questions concernant la justice, la paix, le maintien de l'une et de l'autre, la guerre contre les infidèles, et la résistance aux ennemis de la chrétienté et de l'Empire; mais il ne pouvait décider en dernier ressort dans les questions graves qu'après avoir pris l'avis du Roi. Celui-ci s'efforcerait toujours de mettre son sentiment en harmonie avec l'opinion des douze conseillers; mais clans le cas où il n'y parviendrait pas, il en appellerait aux électeurs, aux princes et à leurs conseillers, et ce que ceux-ci décideraient, unis à Sa Majesté Royale et au conseil d'État, aurait force de loi. Le conseil, au nom et avec le sceau du Roi, aurait le droit d'envoyer des lettres circulaires, et contrairement à la teneur de cesdites lettres, « rien ne pourrait être conclu et traité au nom du Roi ». Si, néanmoins, on osait outre-passer les ordres du souverain, les mesures prises de cette façon abitraire devraient être regardées comme nulles, n'obligeant personne, et sans valeur.
Pour appuyer le conseil et lui donner un pouvoir exécutif, quatre maréchaux devaient être élus. Chacun d'eux devait avoir vingt-cinq chevaliers e( deux conseillers sous ses ordres. Ces maréchaux devaient cire établis dans quatre régions différentes de l'Empire : le haut Rhin, le bas Rhin, le Danube et l'Elbe. Ils veilleraient à l'exécution des ordres du conseil et seraient chargés de maintenir la paix à l'intérieur. Le Roi se réservait le choix du lieutenant général de l'Empire, mais s'engageait à ne lui rien commander d'important sans avoir préalablement consullé le conseil d'Etat '.
(Juant à la réorganisation des finances, il fallait nécessairement en revenir au denier commun, autrefois consenti par les États.
Ces plans étaient modérés, pratiques; si les membres de la diète eussent donné les mains à leur exécution avec une sincère bonne
1 Ordonnance gouvernementale. Voy. Müller, Ilcichsta/jsiaat, p. 444-448.