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DIÈTE DE NUREMBERG, DISCUSSIONS ENTRE LES ORDRES

eu argent, « sans délai ni prétexte quelconque1 ». Toutefois les rentrées se faisaient avec une « lenteur désespérante ». A la fin de juillet, ni Worms ni Spire n'avaient encore rien fourni, de sorte que le Conseil dut sévir contre ces villes rebelles, ainsi que contre d'autres retardataires2. Francfort, à laquelle, en un si pressant péril, le Conseil avait demandé un emprunt de 4,000 florins, refusa de venir en aide à l'Empire, s'excusant sur les nombreuses guerres privées qu'elle avait eu à subir, et sur la nécessité de construire plusieurs édifices civils3.

La Diète, dont l'objet pressant était « le péril turc », ne put s'ouvrir à l'époque convenue, car entre temps Franz de Sickingen, « véritable Turc de l'intérieur 4 », avait entrepris sa redoutable aventure, et de tous les cotés des troubles, des émeutes menaçaient d'éclater5. « Les Ordres ne semblent guère disposés à ouvrir les séances », écrivait avec découragement Hamann de Holzhausen, député de Francfort; « aucun prince n'est encore arrivé; pour moi, je voudrais être à la maison! > En vain l'archiduc Ferdinand, qui avait succédé au comte palatin Frédéric dans la charge de lieutenant général d'Empire, faisait-il les efforts les plus sincères pour mettre les choses eu mouvement : on allait jusqu'à douter que la Diète pût avoir lieu6.

Elle ue s'ouvrit que le 17 novembre, et les Ordres furent alors informés que les délibérations porteraient sur les points suivants : La recherche des moyens à prendre pour établir dans l'Empire une paix solide et durable; L'organisation de la résislauce contre les Turcs, et les moyens de subvenir par des appointements fixes à l'entretien des membres du Conseil de régence et de la Chambre impériale7. Les choses en étaient venues à un tel point que vingt-six villes libres, trente-huit prélats, quatre-vingt-douze comtes et sei-

1 Recez du 8 mai 1522 dans la Neue Sammlung der Heichsabschiede, t. II, p. 242-247. 5 ■ Philippe Fürstenberg au conseil de Francfort, le dimanche après saint Jacques (27 juillet) 1522. Reickttagtacten, t. XXXVI, fol. 34. 1 • Reidutagtaelen, t. XXXVI, fol. 22-27.

4 Voy. plus haut, p. 261.

5 • Philippe Fürstenher;; au conseil de Francfort, le samedi après la Nativité de la Sainte Vierge 13 septembre) 1522. fteichstagsacte», t. XXXVI, fol. 40. I.e jeudi après Elisabeth ^20 novembre), les Ordres réunis à la Diète envoyèrent aux membres encore absents une sommation leur enjoignant de se rendre le plus promptemenl possible à l'assemblée, à cause du danger pressant de l'invasion turque, et parce que « de tout côte dans l'Empire s'élevaient des révoltes et des troubles faisant redouter de grands malheurs ■. — Iieichstagsacten, t. XXXVI, fol. 86.

°* Hamann de Hozlhausen au conseil de Francfort, le mercredi après saint Michel (l" ectohrei 1522 Voy. aussi les lettres des 4, 8 et 9 octobre 1522 dans les Reichtlagsacten, t. XXXVI, fol. 53, 55, 57, 58.

7* Ilolzhausen, le 20 novembre 1522; c'était le lundi précédent (17 novembre que la Diète avait été ouverte. Heichstagsacicn, t. XXXVI, fol. 81.

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