‹ L'Allemagne et la réforme (volume 5)Chapitre 133 sur 573 · PLANS PALATINS-FRANÇAIS POUR L ORGANISATION DE L UNION · texte numérisé non relu

PLANS PALATINS-FRANÇAIS POUR L ORGANISATION DE L UNION

cidé à combattre avec eux l'élection de Farchiduc Albert, et que, par l'entremise d'un ambassadeur, il comptait engager le roi d'Angleterre à agir dans le même sens i.

Quant à t'iire un empereur du vivant même de Rodolphe, Henri n'en avait pas la pensée. Il dit au contraire à Christian d'Anhalt, jvenu pour le prier, au nom de Frédéric, d'appuyer les prétentions deMaximilien, qu'à son avis on ferait bien d'attendre la mort de Rodolphe pour agir. Les troubles qui agitaient l'Allemagne et l'impuissance de la Maison d'Autriche servaient admirablement la politique française.

Le prince Christian, après s'être longuement entretenu avec l'arcîhiduc, le croyait disposé à entrer dans les vues du Palatinat; mais Henri en savait plus long que lui. Le 25 avril 1606, un traité secret ivaiLété conclu à Vienne entre les archiducs Mathias, Maxiinilien, Ferdinand et Maximilien-Ernest , voici à peu prés dans quels termes : Dans la situation déplorable où se trouvaient la Hongrie elles pays autrichiens, l'Empereur, à cause de sa cruelle maladie, semblait peu propre à tenir le gouvernail. Il importait de prévenir les conséquences que pourraient avoir pour l'Allemagne des mesures irréfléchies, et c'est pour cette raison que Mathias, l'aîné de la famille, devait être reconnu pour le chef de la Maison d'Autriche. Ses frères s'engagaient d'avance à accepter tout ce que Mathias déciderait avec le Pape, le roi d'Espagne, l'archiduc Albert et les autres princes catholiques. Le moment de l'élection venu, tous, d'un commun accord, voteraient pour Mathias-. Henri IV avait été mis au courant de cette convention^. Écrivant à Maurice de Hesse, qu'il informe de ses négociations avec Christian d'Anhalt, il garde le silence sur Maximilien, et se contente de dire qu'il a fait comprendre aux princes la nécessité de se mettre promptement d'accord au sujet de 'élection, afin de lie pas être pris au dépourvu ''.

Mais ce ([u'Henri IV avait surtout à cœur, c'était l'organisation de 'Union protestante. Il répéta au prince Christian ce qu'il avait dit précédemment à Maurice, que l'Union serait extrêmement avanageuse aux membres d'Empire protestants. Pour sa part, il la enait pour si nécessaire que non seulement il était tout disposé à

' Ritter, Briefe und Acten, t. I, p. 461, note 1.

* Hammer, Lrkundensanimlung, pp. 428-427. L'archiduc Albert avait approuvé ette convention le 11 nov. 16Ü6 ; Hammer, Vrlcundensammlunrf, t. II, pp. 27-28^ ur la part qu'eut Klesl au traité de Vienne, voy. Kerschbaumer, p. 101. Stieve, . II, p. 847, note 3. Klopp, t. I, p. 39.

^ Voy. Ritter, Gesch. der Union, t. H, p. 160, note l. Voy. aussi Wenzel- URGER, t. II, p. 778.

* RûMMEL, Curresp., p. 32i.

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