LES CALVINISTES SUR L ANTECHRIST-UBIQUISTE
compagnons des pourceaux, chiens épicuriens et autres épilhètes honorifiques qu'invente tous les jours votre excellent cœur, animé des sentiments Iratcrnels de Gain. En effet voici comment s'exprime votre Meusch : Les Luthériens font cause commune avec les papistes; ce sont des pélagiens, des ariens, des nestoriens, deseutychiens, en un mot des scélérats. » Ce Meusch ment impudemment en affirmant que le Formulaire de Concorde enseigne que Jésus-Christ; selon son humaine nature^ est présent dans toutes les créatures, dans le feuillage, le gazon, les pierres, les pommes, les poires, dans les pots les plus répugnants, dans les fromages; qu'il s'incorpore à tous les objets, que, lorsqu'il était dans le sein de sa mère, il était en même temps dans celui d'Hérodiade et de toutes les femmes et vierges d'Israël Meusch ment encore lorsqu'il dit que la doctrine luthérienne encourage le libertinage, fait revivre les principes d'Épicure et prend sous sa protection et dans le giron de la grâce de Dieu tous les pourceaux épicuriens, calvinistes, à mon tour je vous crie : Votre prédestination sort des abîmes de l'enfer, car elle engendre des épicuriens. Vous osez dire que, quand bien même un élu de Dieu commettrait les plus énormes crimes, quand il serait adultère ou assassin, il ne perdrait pas pour cela la grâce, qui resterait en son ùme comme une étincelle cachée sous la cendre. Cette doctrine est si souvent prêcliée dans vos temples qu'on peut l'entendre dans toutes vos chaires. » Helbach parle aussi des scandales de la Gène calviniste : « Les chiens, » dit-il, « viennent manger le pain qui tombe de la table où les hérétiques communient; quelquefois, ils entraînent ce qui en reste dans leur niche; les vieillards emportent ce pain avec eux lorsqu'ils le trouvent trop dur pour leurs dents *. »
A son tour, le calviniste «. Innocent Pacifique », armé d'innombrables textes de la Bible, entreprit, en 1610, de confondre les Luthériens; il soutint que, par la faute do la paix qu'ils avaient forgée, l'Evangile était de jour en jour amoindri et affadi. « Les Luthériens, >) dit-il «consentent à avoir pouramis des voleurs, desassassins, des adultères, des idolâtres, des blasphémateurs, des piliers de cabaret, des brigands; mais les fils de leur mère et les vrais chrétiens (les calvinistes), ils refusent de les accepter pour frères; ils les traitent conmme des payons et des publicains. » « Leurs princes sont des héros dans les auberges, de valeureux guerriers dans la débauche; ils s'appliquent à l'ivrognerie dès l'aube, et restent attablés jusqu'à la nuit. Pour que le vin leur monte plus vite au cer-
» Reus trepidans, pp. 61, 254-2.o3, 287, 289, 294, 297.