LES LICENCIEUX DANS L'ART
Lucas Cranach. dans ses nudités, ses Vénus, ses nymphes endor-
282, 285. 348-349, 368, 373. 386. 4H, 413, 462-463, 513, 536-538, 540, 544-545. Les feuilles des deux Bcham sont aussi dans Rosenbep.g. p. 83 et suiv., n°' 16, 17, 28- 30. 32-36. 41, 44, 53, öo-56, 58, 65; p. 91 et suiv , n" 4. 6: p. 94. n»' 9, 13-15,17; p. 99 et suiv.. n"' 68. 82. 107, 108, 113. 114. 154-161, :271-272; de plus. t. JX, p. 21- 22, 36, 47, 49, 54, 6i-65, 76-77, 91, 112. 119-120, 131. 136, 163. 241, 249, 256, 277, 497, 510-512. 513, .^84; Axüre.se.\, t. II, p. 86-87, 169, et t. III. p. 230; I'a.ssava.nt, t. 111, p. 7, 20, 87, 102, 253. 255, 298, 319, et t. IV. p. .52-53, 55. 83, 93, 130. 284- 289; Drugulin, Histor. Bilderallet, ^"' partie, Leipsick. 1563, p. 97 et suiv., n<" 2490. 2492. 2511-2515. Sur les nombreuses figures nues de Nicolas Manuel : une servante nue avec un chapeau à plumes, une autre nue avec une toque et une cravate, une troisième avec les cheveux flottants, une quatrième avec une toque à plumes et une chaîne de cou, une cinquième tenant un bâton, une sixième avec un chapeau et un ruban de cou, une femme nue qui plane dans Tair, une femme nue qui joue du violon, une femme avec une auréole de sainte (!) qui relève très haut sa robe, etc., voy. B.\chtold. t. CXIII. CIX. Dans un article sur Urs Graf. Edouard His, vantant le talent de Manuel, parle du caractère fréquemment obscène de ses dessins, et de ses tendances lii»ertines. « Non seulement le nu domine dans ses grandes compositions, mais encore dans les frontispices que lui commandent les libraires » (V. Zahn, lahrbücher, t. VI, p. 180-187). une vignette dessinée par Urs Graf en 1519 et représentant Pyrame et Thisbé, échappe à toute analyse (Butsch, t. I, p. 34. Voy. Woltmanx. Holbein. t. I, p. 209-21Ü). L'Alpltnbet de la gravure sur bois, publié à Francfort en 1542, prouve aussi qu'a cette époque l'ornement, dans les livres, était d'une extrême indécence. On ne trouve guère dans cet alphabet que des nudités ou des scènes galantes (Butjch, t. II, p. 48 et pi. 46). — Sur les nudités de Hans Baldung Grien, voy. Woltmann, Kunst ins Elsass, p. 289. — Sur des dessins du même genre d'Adam Elzheimer , voy . Seiht, A. Elzheimer, p. ~0-li. — Sur les vieillards amoureux, voy. Bartsch, t. III, p. 122-124, 209; t. IV, p. 152; t. VII. p. 102-103. 544; Passavant, t. III, p. 7. 20, 319; Heller, p. 299, 367, 445, 823, 849, 871,885, 900. — Dès le quinzième siècle, Israël von Mecken avait déjà représenté des scènes de vieillards amoureux (Voy. Bartsch, t. VI, p. 266). — Sur les scènes galantes de la même «'poque, voy. t. VI, p. 88, 270, 378. — Sur l'obscénité croissante du seizième siècle, voy. v. Rett- BERG, Culturgesch. Briefe, p. 251-266; Bartsch, t. VIII, p. 90. Le Bai7i de femmes et d'hommes nus chez les Anabaptistes, d'Henri Adgrever, a été décrit par Wessely, p. 58-59. Cornelis Cornelissen représente un banquet dont tous les convives, hommes et femmes, sont nus (Förster, t. III, p. 28). Quant au graveur sur cuivre Albert Altdorfer, "Waagen trouve ses figures nues, dieux ou déesses de l'Olympe, Neptune, Vénus, Apollon, la femme ailée, totalement dépourvues de charme et positivement répulsives [Gesch. der Malerei, t. I, p. 239). Un autre critique d'art, au contraire, trouve « très attachant ». « bien qu'on en puisse dire, le plaisir sensuel qu'on voit se développer peu à peu dans ses dessins. >> « On est pourtant obligé de changer d'avis. » dit-il, « quand on voit un Penz ou un Beham étaler à plaisir les formes luxuiiantes de leurs femmes nues, sans nous montrer jamais, autrement que dans leur bonne volonté, la gnice antique ou la merveilleuse luxuriance de l'Ecole vénitienne » (Voy. Eg- GERs. t. VIII, p. 12). Hans Sebald Beham fait de ses femmes nues des professeurs de morale. II cherche, dans une série de dessins, à démontrer cet axiome : Ommen in homine venustatem mors abolit. De là, il se plonge dans le lascif. Son oubli total de la dignité de l'artiste n'est point excusé par la sentence morale qu'il met sous nos yeux : Mors ullii7ia linea rerum. Barthel Beham. lui. renonce de temps en temps à l'hypocrisie. C'est ainsi qu'il proclame hardiment le culte de la beauté de la femme par ces mots placés au bas d'une gravure sur cuivre représentant Vénus ailée que suit un Amour aux yeux bandés : Audaces Venus ipsa iuval(S\o- BODA., Allgem. Zeitung. 1865. app. n" 200). Hans Torrentius, d'Amsterdam, était le peintre ordinaire des maisons publiques. « Les libertins eux-mêmes avaient en horreur ses compositions >> (Deschamps, p. 282-283: Houbraken, p. 63, 212. 213; Florillo, t. III. p. 204-205; Mighiels. t. III, p. 336). Sur Hans Sebald