NOUVEAUX CANTIQUES CATHOLIQUES
l'unique confiance du chrétien est en Dieu, par l'intercession de notre unique Sauveur Jésus-Christ :
Dieu éternel, nous t'en i)rions,
l>onne-nous la paix durant cette vie,
Afin que nous n'ayons tous qu'un cœur pour t'aimer,
Et cherchions toujours à accomplir ta volonté sainte I
Car, Seigneur, qui combattra pour nous dans la tourmente,
Si ce n'est toi, toi notre unique Maître!
Donne-nous l'union des cœurs,
Donne-nous la félicité éternelle
Qui consiste à te posséder!
0 très doux Seigneur Jésus,
Mon unique Rédempteur!
Mon Dieu, mon Maître, aie pitié de moi.
Par ta sainte et amére Passion!...
Seigneur Jésus-Christ,
Mon unique Consolateur
Dans toutes mes peines,
Donne-moi le temps de revenir à toi
Et d'accomplir toute ta volonté!
Tu ne veux pas la mort du pécheur.
Comme nous l'apprend ta parole ;
Celui qui s'appuie fermement sur cette parole
Trouvera infailliblement miséricorde;
En toi seul gît tout mon espoir !
Seigneur Jésus, ma consolation et ma joie,
Je t'attends à tout instant du jour!
A l'heure marquée par toi, viens, je suis prêt '.
Gaspard Ulenberg, curé de Kaiserswerth, a réussi mieux que personne à traduire les psaumes (1582). Beaucoup -, dans son recueil, sont d'excellents modèles.
Dans la longue préface qui le précède, Ulenberg s'attache à démontrer la nécessité « de mettre entre les mains des fidèles, à l'exemple des ancêtres catholiques, des cantiques pieux, d'une irréprochable orthodoxie ». Parce qu'on recommande avec instance aux bons chrétiens de se défier des manuels propagés par les sectes, cela ne signifie nullement qu'on veuille empêcher le bien de se faire, qu'on rejette l'usage des cantiques. On veut seulement éviter que les livres pernicieux, souillés par une fausse doctrine, souvent accompagnés de catéchismes très dangereux, surtout pour les simples, qui n'aperçoivent pas le piège, ne séduisent les fidèles. Ca ron a partout répandu, dans ces recueils, un mensonge colossal, impie, dénué de tout fondement ; on a prétendu que jusqu'à Luther,
' Kehrein, t. II, p. 153, 529, 600; Wacker.nagel, t. V, p. 955. 1050. 1054, 1116. - Voy. BÄUMKER, t. I, p. 148-149, 194-193, Voy. ces psaumes dans Wackernagel,'t. V, p. 1067-1085.