LE CURÉ
.\ cause de ces bonnes œuvres, tu seras placé très haut dans le paradis ! Seulement, tu feras bien de faire faire un pèlerinage en ton lieu et place; de cette manière, tu iras plus sûrement vers Dieu.
Le malade déclare que sa conscience ne se calme pas. Sur quoi, le curé :
« Écoutes-tu encore cette odieuse conseillère'? Crois-moi, te dis-je, puisque ton âme m'a été confiée ! Ainsi donne-moi l'argent pour le pèlerinage! »
Donner de l'argent, réciter cent psaumes, faire dire deux cents messes, voilà ce qui obtiendra au mourant la rédemption et le salut :
« C'est ainsi qu'on parvient à Dieu ! Judas qui a trahi son Maître,
' GœoEKE, Grundriss, t. II, p. 234, n»' 19-21. L'avertissement au lecteur se termine par ces mots : « Tous les papistes sont damnés. »