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LA VIE DES ÉTUDIANTS D'APRÈS LE THÉÂTRE DU TEMPS

Mais pour cette fois, assez là-dessus! Il faut que j'aille dire adieu à ma maîtresse! »

Une scène d'orgie débute ainsi :

« La cloche a sonné, elle annonce Theure du repas; mais depuis longtemps le tocsin sonne dans mon estomac, mes dents ont bonne envie de causer avec les bécasses ! J'attends en soupirant le moment de vider des chopes et des verres ! »

Dans une autre scène, un des étudiants se déclare vaincu à la douzième chope de bière. Cornélius s'en étonne :

ï Où est le temps où tu vidais facilement vingt chopes en trois heures? Es-tu déjà vieux et décrépit? »

L'autre, qui a été à la guerre, atteste qu'il est encore plein d'un mâle courage :

ï Je puis encore passer les nuits au jeu, paillarder, me soûler, casser les vitres, briser les portes, mettre en fuite les bonnes gens, jouer de l'épée, frapper, pourfendre! »

Cornélius et deux de ses amis font subir un véritable assaut à la maison du cabaretier Asmus. L'officier du guet, Hansius, porte plainte au recteur :

« Monsieur le recteur, ils étaient trois, ils poussaient de grands cris sur la place du marché, à l'heure où les bonnes gens dorment paisiblement. Ils se plantent devant la maison d'Asmus, qui a épousé tout récemment une toute jeune fille : ils frappent, ils heurtent avec violence, ils veulent absolument entrer. Quand ils voient que tout leur vacarme ne sert à rien, ils tirent leurs dagues, ils percent et brisent portes et fenêtres. Les voisins accourent, voient de quoi il s'agit, et crient au secours de toutes leurs forces. Je fis aussitôt signe à mes gardes, lesquels, armés de mousquets et de piques, attaquèrent vigoureusement ces oiseaux de nuit. L'un d'eux prit la fuite, les deux autres tombèrent sur le sol, et bien vite, comme c'était notre devoir, nous les avons conduits en prison. »

Sommés de comparaître devant le recteur, les inculpés, Cornélius et Grillus, nient l'assaut nocturne, et tous deux accablent Hansius d'injures en présence du recteur Magnificus :

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