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CHAPITRE II

Diî'.TE d'augsiîourg. 1582.

Les Calholiqnos n'envisageaient la Dirte qui allait s'ouvrir « qu'avec crainte et angoisse, » « On fait tout au monde, » mandait le duc Guillaume de Clèves en mars 1582 au Pape Gr(''goire XIII, « pour obtenir une loi d'Empire accordant la liberté pleine et entière de la religion. Or^, par cette loi, l'ordre temporel et l'ordre spirituel seraient également renversés, aussi Votre Sainteté doit-elle faire tous ses efforts, par l'entremise de ses légats, pour empêcher l'elfroyable attentat qui se prépare*. » « Il est fort à craindre, » écrivait la nonce François Bonomi, en février, au duc de Bavière Guillaume Y, « que la Diète prochaine ne porte un coup fatal à la religion catholique; car les hérétiques ont des protecteurs puissants, au lieu que les Catholiques n'ont personne de vraiment 'capable de les soutenir. En outre, ils ne mettent aucune ardeur à défendre leur cause, et pourtant les maux et les dangers qui les menacent réclameraient tout leur zèle. Que penser de la couardise de nos catholiques? Pourquoi tremblent-ils, alors même qu'il n'y a nul motif de craindre? On les dirait vraiment sous l'influence de je ne sais quel sortilège! Ceux d'entre eux qui, par état, devraient être les défenseurs et les plus fermes appuis de la religion catholique semblent ne pas comprendre le péril qui nous menace; ils se croisent paresseusement les bras; ils assistent tranquillement à la ruine de leur parti - ». Le nonce avait rapporté une si triste impression du long séjour qu'il avait fait à la cour impériale qu'il n'espérait plus pour le triomphe de la bonne cause en aucun secours humain. « Prions sans nous lasser, » écrivait de Vienne, le 21 mars, l'archevêque de Prague, «afin que le Seigneur prenne lui-même sous sa

* « ... ut is manibus et pedibus tam immanc scclus averlere conetur ». Voy. TnEiNER, t. m, p. 312.

s * BoNOsn, Epislolario 1582-1^88, fol. 49. Bibliothèque de Blijenbcck, Hollande.

RÉCLAMATIONS PROTESTANTES A LA DIKTE d'aUGSBOURG i]

protection notre sainte cause, car, parmi les princes laïques, il me semble qu'elle n'a que de très faibles et de très timides défenseurs; ils ont peur, même quand il n'y a aucune raison de trembler, et je ne parle pas de ceux qui ne sont qu'à demi nôtres, des indécis, de ceux qui, satisfaits d'être catholiques de nom, font presque plus de tort à l'Église de Dieu que s'ils étaient des hérétiques déclarés *. »

A l'ouverture de la Diète, et dès la première séance du conseil des princes (6 juillet), une grave question fut soulevée. « Si les Protestants eussent alors obtenu ce qu'ils désiraient^ » écrivait l'official de Trente, Winand Bechtold, « la loi sur la Réserve ecclésiastique eût été abolie en présence même de l'Empereur, et la liberté pleine et entière'de la religion eût été proclamée. » « Mais en ce péril extrême Dieu nous a fait une grande grâce, car les Catholiques, fortifiés par le légat de Sa Sainteté, le cardinal-évêque Louis de Madruzzi, se sont bravement soutenus les uns les autres et sont parvenus à faire avorter le plan si bien comljiné de leurs adversaires-. »

Il s'agissait de l'archevêché de Magdebourg, et voici ce qui s'était passé.

Le margrave Joachim-Frédéric de Brandebourg, élu administrateur de Magdebourg, refusait, bien que marié, de renoncer aux j)rérogativcs des archevêques ses prédécesseurs, et réclamait pour son ambassadeur non seulement le siège et la voix aux assemblées d'Empire, mais encore la présidence du conseil des princes. Personnellement, il siégeait au conseil des Électeurs, où il représentait son père Jean-Georges. Or depuis qu'Albert de Brandebourg, Électeur de Mayencc et archevêque de Magdebourg, avait cessé de prendre part, pendant les Diètes, aux délibérations de ce conseil, la présidence en avait été donnée à l'archevêque de Salzbourg. Aussi le plénipotentiaire de Salzbourg, l'évêque de Seckau, protestait-il énergiquement contre la prétention de l'ambassadeur du margrave. 11 s'en montrait d'autant plus surpris que l'archevêché n'avait pas encore à ce moment de titulaire officiel ayant obtenu la sanction du Pape et les régales impériales. L'ambassadeur répondit que son maître avait sollicité l'administration de l'évêché par les voies ordinaires et qu'il avait reçu à plusieurs reprises les plus certaines assurances de l'Empereur au sujet des régales; mais l'évêque ne fit aucune attention à ses paroles, etsortitdu lieu des séances en déclarant qu'il ne lui convenait point de prendre part à des délibérations où s'était glissé un intrus. Il soumit la question à l'appréciation de l'Emp:^reur, et les princes protestants apprirent bientôt après que les

' * BoNOiii, Epistolario, fol. 81.

* Voy. la relalioii cilée, p. 2, noie 3.

12 Rn:r,i,vMATin\s rnornsTANTRs a l\ bùvte D'Aur.snounn. 4582

membres catlioliqiies du conseil avaient résolu, la première fois que l'ambassadeur viendrait occuper son siège, de quitter d'un commun accord la salle des séances. Pour apaiser la querelle, lEmpereur et les Élecleurs de Mayence et de Saxe proposèrent de ne pas inqui(Her pour cette fois l'administrateur Joacliim-Frédéric, mais à la condition qu'à la prochaine Diète il ne serait admis à siéger que lors(pie lui et son chapitre seraient en possession de tous leurs titres. L'administrateur présenterait alors une lettre réversale, que ['l'électeur de Saxe signerait *.

« Les prêtres ne comprirent pas, » lit-on dans la relation d'un ambassadeur protestant, « <(ue cette concession était un acheminement vers la liberté complète de la religion; mais le légat fut plus avisé. Les prêtres, éclairés par lui, exigèrent que l'Empereur, par une déclaration expresse, établît que la concession faite à l'administrateur n'impliquait nullement l'entière liberté religieuse. Dans le cas où Rodolphe refuserait de leur donner cette garantie tous menaçaient de quitter Augsbourg. Rodolphe, effrayé, fit tout pour obtenir de l'administrateur qu'il renonçât à sa prétention. N'ayant pu rien obtenir, l'Électeur de Saxe parvint à presser son départ, en lui persuadant que de tous côtés les villes semblaient prêtes à se révolter contre les membres d'Empire, et que si elles voyaient un prince se mettre ouvertement dans l'opposition, de grands troubles pourraient se produire-. » « Si Magdebourg et son parti, auquel se rattachent les Palatins, eussent réussi dans cette première affaire, »écrivait Winand Berthold, « on se fût peu soucié, à l'avenir, d'obtenir la sanction du Pape pour l'élection des archevêques etévêques, et les choses eussent été admirablement préparées pour servir les vues de l'archevôquo de Cologne, sur le compte duquel beaucoup de méchants bruits circulent ». « Un partisan des Palatms a dit tout haut, dans un banquet, qu'il était bien inutile de se donner tant de peine, qu'il était évident que le papisme serait extirpé des pays rhénans, tout comme il l'avait été dans le nord; que cela était écrit dans les astres, que, depuis longtemps, les gens avisés l'avaient prédit, et qu'on voyait tous les jours s'approcher l'accomplissement de la prophétie-^ ».

Un grand nombre de membres d'Empire, le comte palatin à leur tête, renouvelant d'anciens débats, insistèrent pour que la déclara-

1 IlaBERLiN, t. XII, pp. 211-218. Ranke, Zar deutschen Geschichte, pp. Il'i-120.

2 Voyez V. Bezold, t. I, pp. 508-o09.

' Voy. la relation citée p. 3, note 2. Dès le mois de mai 1582 le comte Hermann- Arlolphe de Solms écrivait à> Jean de Nassau qu'au sujet de Gebhard « les prêtres étaient en c;randos conversations et soucis ». v. Bezoli», t. II, p. 3, note 2.

IIÉGLAMATIO.NS l'IlU JESTA.MliS A LA DIÈTE UAUGSBOLRG. lo8i. IJ

tioi] de Ferdinand (c'est-à-dire le droit pour les comtes d'être admis aux évêcliés vacants, et la reconnaissance de la pleine liberté reli- {,'ieusc pour les sujets protestants, établis dans les territoires catholiques) lut insérée dans le recez. Us faisaient dépendre leurs votes, dans la question des subsides, de la satisfaction donnée à leurs désirs.

Mais l'Électeur Auguste de Saxe, à Augsbourg comme aux assemblées précédentes, refusa constamment de s'associer sur ce point à ses coreligionnaires; même avant l'ouverture de la Diète, il avait déclaré, après que l'Empereur eutexposé les périls graves qu'entraînerait la liberté tant désirée, « qu'il n'aiderait jamais à la chose, et (ju'il entendait, pour sa part, se tenir éloigné de toute nouveauté ^ ». Se séparant nettement de ses colh''gues protestants, en particulier du Palatin, « qui ne voulait la liberté ({ue pour ceux de son parti, etnon pour les autres, » Auguste était d'avis que ce qu'on demandait aux autorités catholiciues pour les sujets protestants devait également être accordé aux Catholiques par les dissidents. Il avait dit dans l'instruction remise à ses ambassadeurs : « Si l'on vote la liberté absolue de la religion, nul ne peut savoir si Tonne nous obligera pas bientôt, dans nos territoires et domaines, à tolérer l'idolâtrie papiste, (jui pourrait être très promptement rétablie par les Jésuites et les prêtres à messe ». Selon lui, il était beaucoup plus prudent « de ne pas soulever cette (juestion - ». Pendant un entretien qu'ils eurent avec les délégués du Palatinat et du Brandebourg, ses conseillers déclarèrent, lell juillet, que « l'affranchissement » était contraire à la paix de religion; que, dans le cas où il serait obtenu, les papistes ne manqueraient pas de réclamer, eux aussi, pour leur religion dans les pays évangéliques; que leur maître entendait autrement les textes du traité d'Augsbourg, lequel avait stipulé que tous les gouvernants avaient droit d'établir dans leurs états la religion qui leur paraîtrait la meilleure, et que, dans le cas où un sujet ne pourrail accepter la manière de voir de son prince, liberté lui serait laissée de vendre ce qui lui appartenait et de quitter le pays. La réclamation relative à la déclaration de Ferdinand n'ayant aucune chance d'être acceptée, devait à leur sens être mise de côté. Les délégués du Brandebourg furent du même avis. Quant à « l'affranchissement » ils soutiiH'ent que les Protestants n'avaient aucun sujet de se plaindre, ayant eux-mêmes donné le mauvais exemple, <le sorte que les prêtres, devenus niellants, s'imaginaient qu'on en

1 V. BiizOLD, t. I, \t. 4'j7, noie 4.

- liiiiEu, Au'jusle voa Saxen, pp. 361-302.

li RÉCLAMATIONS PROTESTANTES A LA DIÈTE D'aUGSBOURG. 1o82,

voulait à leurs propriétés ^ Il fut décidé, d'un commun accord, (ju'on ne renonçait en aucune manière à l'espoir de voir un jour la liberté religieuse obtenue, mais que, pour le moment, il était sage de n'y pas sonyer, et que, dans le cas où quelque membre isolé serait d'un autre avis, « on lui permettrait d'émettre son opinion^ mais sans beaucoup disputer "- ».

Parmi les plaintes unanimement formulées par les princes protestants et discutées avec les Électeurs ecclésiastiques et leurs conseillers, il en faut noter trois principales : en premier lieu, ils reprochaient à l'Empereur de ne nommer que des catholicjues aux commissions d'Empire et à la Chambre impériale. Deuxièmement, ils se plaignaient que, dans plusieurs des villes oui la religion catholique dominait, les Confessionistes fussent exclus par des lois d'exception des emplois civils et des charges du gouvernement. Enfin ils reprochaient au Pape d'avoir, au grand mécontentement de la noblesse, imposé aux princes ecclésiasti- (jues, dans les grands évêchés, la prestation de « serments dangereux », totalement opposés aux libertés garanties aux Protestants. De ces abus, prétendaient-ils, pourraient surgir bien des dillicultés ; dans la noblesse, un grand nombre de gentilshommes turbulents et dépravés ne cherchaient qu'une occasion favorable pour exciter le peuple à la révolte dans l'espoir de pécher en eau trouble. En Franconie^ les esprits étaient singulièrement surexcités. Si l'émeute éclatait, les princes spirituels auraient peu de secours à attendre de leurs sujets, et les membres d'Empire évangéliques eux-mêmes, dans le cas où ils consentiraient à venir à leur secours, auraient grand'peine à éteindre l'incendie : la moindre imprudence était grave, car nulle guerre n'était plus redoutable, plus sanglante et plus impitoyable que celle dont la religion était le prétexte. On y apportait d'ordinaire une extrême passion; on n'épargnait ni parents, ni frères, ni amis; il était impossible d'avertir les exaltés, de calmer les esprits; on l'avait bien vu en France et dans les Pays-Bas. De plus, beaucoup de hauts et puissants seigneurs convoitaient les évêchés de leurs voisins et ne manqueraient pas de saisir la première occasion favorable pour les accaparer. Il était à prévoir que les puissances étrangères attiseraient le l'eu, et qu'à la faveur des guerres civiles elles s'empareraient des territoires à leur convenance. L'existence même de la nation allemande serait alors en péril, car pour mettre la paix entre les

• V. Bezold, t. II, pp. 495-496.

' V. Bezold, t. I, p. 508, note 2.

RÉCLAMATIONS PROTESTANTES A LA DIÈTE d'aUGSBOURG. 1582. 15

membres d'Empire des deux religions, on n'avait plus, comme au temps de Ferdinand, un puissant médiateur à invoquer, et les troubles, les désordres ne cesseraient qu'après la complète extermination d'un parti par un autre. Pour tous ces motifs, les Protestants suppliaient les Électeurs ecclésiastiques d'unir leurs efforts aux leurs pour obtenir que la présidence de la Chambre Impériale lut confiée tantôt à un protestant, tantôt à un catholique, que les commissaires impériaux fussent pris indistinctement dans les deux religions, et ([ue, dans les villes d'Empire catholiques, les Gonfessionistes aient accès comme les autres aux plus hauts emplois, enfin pour obtenir du Pape qu'il n'imposât plus aux titulaires des grands évêchés un serment qui pouvait créer un péril sérieux.

Les princes ecclésiastiques répondirent (lo mai lo82) qu'ils étaient disposés à entretenir une sincère cordialité, une amicale confiance avec les Électeurs temporels, et qu'ils ne souffriraient pas (jue la moindre atteinte fût portée à la paix de religion; mais qu'il leur était impossible de souscrire à tout ce qui leur était proposé. Le choix du président de la Chambre impériale appartenait à l'Empereur^ et cette prérogative lui avait été conférée par l'Empire tout entier. L'Empereur était également libre de choisir ses commissaires. La distribution des charges dans les villes d'Empire appartenait aux conseils de ces villes, et ce n'était pas aux Électeurs ecclésiastiques à rien prescrire à cet égard. Quant au serment des évêques, il n'avait jamais varié, de temps immémorial, et il leur était impossible do comprendre comment il constituait maintenant un péril pour l'État, en quoi et pourquoi il était devenu tout à coup opposé à la paix de religion ^

Pour justifier leur réclamation et obtenir qu'on permît aux Protestants établis dans les villes d'Empire catholiques le libre exercice de leur culte et l'accès aux charges civiles, les cités libres protestantes présentèrent à la Diète une interprétation toute nouvelle de la paixd'Augsbourg. « Ce traité,» dirent-elles, «a été conclu non seulement au profit des membres d'Empire, mais encore au profit des sujets; les sujets, eux aussi, sont admis à bénéficier de la paix conclue et de la sécurité recouvrée. Les villes libres sont sur le même pied que les autres membres d'Empire, et le droit de passer à la Confession d'Augsbourg leur a été, aussi bien qu'à eux, concédé; or, ce n'est pas seulement le conseil d'une ville, ce sont tous ses citoyens qui constituent un membre d'Empire; les citoyens ont le

1 Voy. Lehmann, pp. 191-193. HoffMA.NN, t. I, pp. 616, 622. Voy. HäßEiam, t. XII, pp. 311-347.

16 UIXLAMATIO.NS l'UOlES'l AMTliS A I.A IJIÈTK DALGtiBÛlJHlJ . Jo82.

droit (le réclamer l'exeirice public de la Confession d'Augsbour}?. Les lois édicK'es par (jnelcpics villes et donnant aux seuls Callioliques l'accès aux dignités et aux emplois est en complet désaccord avec la paix d'Augsbourg ; elles constituent une injure, une tache inl'amante pour les Lutiiériens, et il nous est impossible de tolérer plus longtemps un pareil état de choses K »

A cela les cités catholiques répondirent que, d'après les arliclesdu traité de paix, elles avaient évidemment les mêmes droits que les Prolestants, et (jue cependant ceux-ci ne se montraient nulle part disposés à accorder l'exercice du culte catholique aux citoyens, encore moins à les admettre aux emplois civils. Même dans certaines villes où, depuis la paix, le culte catholique avait été autorisé, on l'avait aboli, contrairement au texte si clair du traité d'Augsbourg. En dépit de cette injustice, les Catholiques ne s'étaient jamais permis aucun acte de violence envers leurs adversaires, bien qu'ils eussent été exclus des emplois, dépouillés du libre exercice de leurreligion, etmêmepunis quandils assistaient auservice divin ou recevaient les sacrements dans quelque localité voisine. Personne ne pouvait trouver mauvais que, dans l'enceinte de leurs villes, les Catliohques cherchassent à mettre leur foi en sécurité. Leurs adversaires prétendaient, malgré le serment prêté et malgré les lois, leur imposer une nouvelle ligne de conduite et restreindre leurs droits; or cela était en complète opposition avec les articles d'Augsbourg, qui avaient déclaré qu'aucun membre d'Empire ne devait chercher à en attirer un autre ou les sujets de cet autre dans son Église, et qu'il était interdit de défendre ou de protéger un sujet contre son gouvernement. Cependant, les Catholiques étaient partout opprimés de la manière la plus odieuse. Dès que quelques sujets se montraient rebelles envers l'autorité, introduisaient de nouvelles doctrines, formaient des comités secrets, les Prolestants les encourageaient dans leur désobéissance ou cherchaient à jeter le blâme sur leurs gouvernants ; quand ces rebelles s'adressaient, pour ètie secourus, aux membres d'Empire protestants, on s'empressait de les consoler, de les appuyer, verbalement ou par écrit; on les aidait de toute manière à renverser leurs maîtres légitimes, à alfaiblir la reli^'ion catholique dans le peu de villes où elle était encore tolérée ; enlin on visaltévidemraent à la ruine définitive et complète de l'ancienne loi. Prétendant appartenir à la Confession d'Augsbourg, secte après secte se glissaient dans les villes, le nombre en croissait tous les jours. Dès qu'une de ces sectes croyait avoir la haute

' HäBERU.N, t. VU, pp. 3bU-ùS4.

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