‹ L'Allemagne et la réforme (volume 5)Chapitre 88 sur 573 · LE PRINCE ELECTEUR FREDERIC IV · texte numérisé non relu

LE PRINCE ELECTEUR FREDERIC IV

de paume; au jeu de dés, 50 thalers royaux ; pour l'achat d'un singe 15 thalers royaux. En revanche, les aumônes, pendant toute cette période, se montent en tout à 3 thalers *.

La cour de Frédéric se composait de six cent soixante-dix-huit personnes, dont les revenus de l'État payaient l'entretien aussi bien que les fastueux banquets qui se renouvelaient sans cesse sans qu'aucun contrôle fût jamais exercé sur les dépenses exorbitantes de la cuisine ou de la cave. Tous les ans, on buvait environ 400 foudres de vin; on employait 2,000 muids de blé, 2,500 muids d'épeautre, 2,000 muids d'avoine. Enfin, en 1599, les trésoriers du prince furent obligés de venir lui déclarer qu'il n'avait plus aucun crédit dans le pays; et pour prévenir une faillite complète, nulle mesure n'avait été prise "-.

Tel était Frédéric IV, « le chef, l'inspirateur du parti révolutionnaire palatin 3, » au dire de ses conseillers.

Cependant la lutte, toujours plus acharnée, plus amère, qui séparait les Luthériens des Calvinistes, profitait aux Catholiques, dont les Protestants avaient juré la perte.

Les événements survenus dans l'Electorat palatin et en Saxe servirent aussi leurs intérêts.

• Wille, pp. 254-250.

* Voy. Ritter, Gesell, der Union, t. I, pp. 44-50. Briefe und Acten, t. I, pp. 58-60.

•* \'oy. plus haut, p. 62.

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