PPRBSS10N DE L'ÉGLISZ PAR LES POUVOIRS CATHOLIQUES
les canonicats, les bénéfices fussent réservés aux prêtres célibataires *.
Au Concile, pas un seul évêque ne se prononça en faveur du mariage des prêtres; seul un prélat hongrois, André Dudith, qui se fit plus tard prolestant et se maria, se proposait, dit-on, de prononcer un discours en faveur du mariage2. Le Concile décida « que lorsque, pour les fonctions du culte dévoluesaux quatreordres mineurs, on ne pourrait se procurer de clercs non mariés, on pourrait admettre à leur défaut des clercs mariés, pourvu que leur conduite fût honorable, qu'ils n'aient pas été mariés deux ibis et fussent jugés vraiment capables de s'acquitter de leurs fonctions; mais que les prêtres ayant reçu les ordres majeurs et (es religieux ayant prononcé le vœu solennel de chasteté seraient, comme par le passé, obligés au célibat 3. Des peines sévères furent décrétées contre les concubinaires *. Pour la formation d'un clergé de mœurs irréprochables, le Concile imposa à tous les évêques l'obligation de fonder un séminaire dans leurs diocèses 5.
La réforme du clergé dans tous les degrés de la hiérarchie était ardemment désirée par le Pape et par toutes les puissances catholiques, Ferdinand réclamait avec instance la réforme de la curie romaine et du sacré collège, la résidence obligatoire des évêques dans leurs diocèses, l'adoption de mesures rigoureuses contre la simonie et la dilapidation des biens du clergé, l'interdiction du cumul des bénéfices , la réforme des couvents et le retrait de leurs exemptions, l'abolition du droit d'étole , la publication d'un exposé clair et précis du dogme catholique et, tout particulièrement, l'établissement de bonnes écoles et la fondation de bourses pour les étudiants pauvres 6. Le Pape se montrait disposé à toutes les réformes. « Agissez pour le mieux, » écrivait-il à l'un des légats ; « notre concours ne vous fera jamais défaut pour faire exécuter tout ce que
» Bucboltz, t. VIII, pp. 668-680. Voy. l'instruction de l'évéque de Munster (mars 1863), dans HüsiNG,p. 1 65.
1 Excusatio ad Maasimilianum Caesar em, p. 38. C'est à tort que de Thou assure qu'il prononça réellement ce discours. Voy. Menzel, t. II, p. 393, note.
i Sessio XXIII, cap. 17. Sessio XXIV, cap. 9.
« Sessio XXIV, cap. 8. Sessio XXV, cap. 15.
* Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
• Raynald, ad a. 1562, n» 59. Schelborn, Amoenitates, t. I, pp. 501-575. Voy. l'article de Reimann, Forschungen zur deutschen Gesch., t. VIII, pp. 177-186.
BucHOf.Tz, t. VIII, pp. 445-454.