PLANS DE REFORM E DB LAZARE DE SCHWENDI
de toute nécessité obtenir de la Chambre impériale un mode de procédure plus rapide; actuellement le tribunal suprême n'est plus que l'ombre de lui même. Si quelquefois on obtient justice, ce n'est que très lentement et péniblement. Les anciens procès ne sont pas expédiés; il en survient sans cesse de nouveaux, de sorte que, si l'on n'y porte remède, la justice ne sera bientôt plus qu'un inextricable chaos. »
« Quant au système militaire, il est tout à krefaire, car la licence ellréuée des lansquenets et les enrôlements perpétuels des souverains étrangers sur le sol allemand créent un péril incessant pour la patrie. Dès ^aujourd'hui nos forces sont au service des étrangers plutôt qu'au service de l'Empereur et des autres pouvoirs légitimes. 11 en résulte que les lois ne sont plus obéies, qu'il n'y a plus ui discipline, ni dévouaient à la chose publique.» Une licence vraiment sauvage règne en Allemagne. Les nations étrangères, grâce aux levées d'hommes qu'elles ont toute facilité d'effectuer sur notre sol, sont libres de tenter toutes sortes de coups de main dans l'Empire et d'y allumer la guerre civile. Obéissant à l'impulsion qui leur est donnée, les Allemands se combattent les uns les autres et se laissent conduire à l'abattoir comme des moutons, de sorte que rien n'a moins de valeur, actuellement, que notre chair et noire sang. Nous sommes devenus la risée de tous les peuples; l'Empire etl'Empereuront perdu leur antique prestige. 11 est donc absolument nécessaire de faire une loi qui interdise aux souverains étrangers de lever des troupes dans nos territoires sans l'assentiment de l'Empereur et des Electeurs. Quant aux reines et fantassins, il faut les soumettre à un code militaire rigoureux, et défendre aux conseillers des Electeurs et princes d'accepter des gratifications et des pensions des souverains étrangers. »
« L'organisation des cercles demande aussi une réforme. L'Empereur doit eu être le chef : un prince d'Empire lui sera adjoint et sera son lieutenant géiiéral. Dans chaque cercle, un arsenal sera établi. A Strasbourg ou daus toute autre ville, il sera bon de créer à frais communs un arsenal central, garni d'une bonne artillerie, de munitions abondantes et de tout ce qui est nécessaire à la guerre. Chaque cercle sera pourvu d'une caisse militaire. Si l'Empereur, les Electeurs et princes redevenaient maîtres des lansquenets allemands, l'Empire n'aurait plus rien à redouter de l'étranger dont les forces seraient singulièrement diminuées si nos soldats leur faisaient défaut. Grâce à ces sages mesures, non seulement nous serons à l'abri de ses entreprises, mais nous