‹ L'Allemagne et la réformeChapitre 255 sur 315 · LES CATÉCHISMES DE CANIS1US · texte numérisé non relu

LES CATÉCHISMES DE CANIS1US

chrétiens ; mais ce Canisius a aiguisé son épéc sur son livre, il assassine les âmes et les envoie pêle-môle au diable dans les flammes éternelles. Les âmes sont sa proie la plus chère. Que celui qui a de bonnes semelles au pied frémisse et se hâte de fuir 1 ! » Pour combattre le culte de la sainte Vierge, Wigand écrit : « Gomment peuxtu te dire consolé en pensant que Marie écoute ton salut ou ta prière, puisque les organes physiques avec lesquels elle pourrait l'entendre, c'est à-dire ses oreilles, sont ensevelies dans la terre, sont pourries depuis longtemps et ne reprendront vie qu'au jour du jugement dernier 2? » « Comment ne comprends-tu pas que c'est folie de s'adresser à Marie, à Anne ou à Catherine avec un Notre Père? Sont-elles donc nos pères 3? » « L'Eglise du Pape est inondée d'énormes, horribles, palpables, innombrables et plus que payennes idolâtries. » «Mener sans inquiétude et librement une vie de débauches, c'est l'ordre ou la dispense du Pape4. » « Depuis que le monde existe, il n'y a pas eu de plus grand blasphème et outrage à Notre Seigneur Jésus-Christ que la messe. Le Pape a fait de la cène de Jésus-Christ un sacrifice pour ses prêtres huilés 3.» « Il nousleurre d'une bizarre et fantastique application du sacrifice de la croix par la messe. » Le prêtre a l'impudence de présenter Jésus-Christ à Dieu le Père, de le prendre et de l'avaler. Si l'hostie est un sacrifice, pourquoi ne laisse-t-il pas Jésus-Christ devant Dieu et n'attend-il pas que Dieu prenne lui-même le pain et le vin qu'on lui présente 6? » Pour prouver que la messe ne peut être offerte pour les morts, Wigand écrit : «Les lèvres des morts sont glacées; leur estomac tout rétréci, les vers ont dévoré leur corps comme nous le ferions d'un gâteau. Puis donc qu'ils ne peuvent ni manger ni boire, mais qu'ils sont déchiquetés et dévorés par les vers, aucun sacrement de l'autel ne peut leur faire de bien. » « Quant à la confession auriculaire, le Pape ne s'inquiète guère de la question morale ; ce qui lui importe, c'est que par cette odieuse tyrannie des consciences le Christ soit mis en oubli. Par la confession, les prêtres trompent et trahissent les seigneurs et princes, révèlent leurs secrets et les vendent au Pape do Rome, afin que l'Eglise romaine, cette fiancée du diable, puisse d'autant mieux poursuivre le cours

1 Verlegung B.*-\ B.*-\ Dialogue contra impia Pétri Canisii dogmata (voy. de Backeu, t. I, p. 1064.

* F. C. D.-ft, D.»\ > F. DX

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