LES CATÉCHISMES DE CAMS1DS
de ses iniquités, tyrannies et violences *. » Wigand appelle l'extrême onction « le dernier graissage », c l'huile puante en usage dans l'Eglise catholique ». « Elle serait bien mieux employée,» dit-il, «à graisser les rouages d'un vieux carrosse 2. » Canisius est traité de loup, d'homicide d'àmes, de serviteur d'idoles, d'âme damnée du Pape, de démoniaque, de grossier manant, d'exécrable blasphémateur, d'impudent et de misérable 3. « Un beau jour, » dit Wigand, « le moine-chien s'est proposé de gober toute l'ordure ou excrément de son Pape-Antechrist *. »
Flacius, à son tour, lit paraître en 1564 un pamphlet contre le Catéchisme, de Canisius, intitulé : « Doctrine payenne des Jésuites sur les deux principaux articles de la foi chrétienne, la rémission et l'absolution des péchés et le mystère de la prédestination 5. » Citant à faux, sans aucun scrupule, l'ouvrage qu'il prétend réfuter, Flacius artirme que les Jésuites enseignent, « tout comme les païens, les Turcs et les Juifs, que chacun, par la seule vertu de ses bonnes actions, est juslitié devant Dieu »; qu'ils affaiblissent ou suppriment entièrement et radicalement la Passion, la médiation et la justice du Christ. « Par conséquent, » dit-il, « les brebis de Jésus- Christ doivent se garder de ces loups et bêler contre eux. Si quelqu'un annonce un autre Evangile que celui de Paul, qu'il soit anathème, Maranata. Amen6!» Pour justifier celte malédiction, Flacius cite de prétendus passages du Catéchisme de Canisius relatifs à la rémission des péchés et à la justice chrétienne, mais il ne les cite jamais exactement. Ainsi Canisius, après avoir déclaré que le sacrement de pénitence, le pardon des injures, la conversion sincère du pécheur, la charité parfaite et le repentir sont les uniques moyens d'obtenir la rémission de nos péchés, ajoute : « Par semblables exercices d'une vraie dévotion, nous pouvons obtenir notre pardon par Jésus-Christ Notre Seigneur, comme l'Apôtre nous y exhorte 7. » Flacius en citant ces paroles supprime : « in Christo Jesu, » bien que dans le catéchisme lisaient été imprimés à dessein en gros caractères. Réfutant le chapitre qui traite de la justice chrétienne, il passe sous silence une phrase tout entière, gênante, à la vérité, pour sa thèse : «La grâce de Dieu que Jésus-Christ nous
» F. B.>, C.*-*, CM, D.»-*f D.»-», D.»-b, D.*-\ D.M., H.»-..