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DISCUSSIONS SUR LA DÉCLARATION DE FERDINAND

s'est avisé, lui aussi, d'introduire les Jésuites ot d'interdire la Coufession d'Augsbourg. Les Evangéliques de Cologne, d'Haguenau, de Wimpfen, de Biberach et d'autres villes, ont depuis longtemps fait entendre leurs protestations; tout le monde connaît les persécutions, les outrages auxquels les nôtres sont en butte en Bavière, dans l'archevêché de Salzbour« et dans les états de l'archiduc Ferdinand d'Autriche. Avant que l'on n'ait fait droit à nos justes plaintes, notre devoir est de déclarer que nous ne pouvons entrer dans aucune discussion, et que nous ne voterons pas l'impôt turc. » Après avoir écouté ce discours, les membres d'Empire protestants rédigèrent une supplique à l'Empereur où, comme condition de leurs votes, ils exigeaient en premier lieu que la Déclaration supplémentaire de Ferdinand fût insérée au procès- verbal et quo la Chambre Impériale eut égard à ce document dans tous les arrêts qu'elle aurait à rendre par la suite. Maximilien, le jour de l'élection du roi Rodolphe, n'avait-il pas promis aux Électeurs protestants qu'à la prochaine Diète il a rectifierait » ce qui avait rapport à cette Déclaration, et s'emploierait auprès des 'princes ecclésiastiques au sujet de la liberté de conscience de leurs sujets protestants *?

La Déclaration de Ferdinand avait été donnée à Augsbourg le 24 septembre 1555, la veille de la signature du traité de paix ; elle portait en substance : que « les prêtres des seigneuries, villes, ou communes qui avaient observé et pratiqué depuis de longues années la Confession d'Augsbourg, adhéré à ses doctrines, à ses usages, lois et cérémonies, et aujourd'hui encore les observaient et les pratiquaient fidèlement, ne pourraient être contraints par un prêtre catholique ou par toute autre personne à abandonner cette religion, ces usages et ces cérémonies, mais, jusqu'à la chrétienne conciliation de la religion, ne seraient aucunement inquiétés ». « Les membres ecclésiastiques, » portait la Déclaration, « ont donné leur assentiment à tout ce qui a été dit précédemment, et pour que ladite déclaration ne risque point d'être attaquée, tous les membres d'Empire ecclésiastiques et les conseillers et délégués des absents ont conseuti, pour nous faire honneur et nous complaire, à ce que, contre cette clause aucune loi l'annulant ou la modifiant ne pût être ni donnée, ni obtenue, ni acceptée, mais soit considérée comme nulle, de façon qu'on ne puisse y toucher sans s'en être préalablement expliqué avec nous ou sans un ordre formel de notre part2. »

1 Kluckhohn. Briefe, t. II. pp. 898-89». Voy plus haut pp. 391-392. » Erstkmjeaueii, p. 8i. Lehxanx, pp. 55-5ti.

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