‹ L'Allemagne et la réformeChapitre 295 sur 315 · TENTATIVE D' UN ION DE JACQUES ANDREA · texte numérisé non relu

TENTATIVE D' UN ION DE JACQUES ANDREA

nouveau papisme et pour une tyrannie digne des moines. » « Nous savons maintenant, » disent-ils, a que nous pouvons être sauvés par la seule foi en Jésus-Christ. Le Sauveur, par sa mort, a satisfait pour nos péchés, que jamais nous n'aurions pu expier par nos jeûnes, nos aumônes, nos prières et toutes nos bonnes œuvres. Laissez-nous donc en paix avec ces œuvres, puisque nous pouvons nous passer d'elles t » Et afin que tout le monde sache bien qu'ils ont en horreur le papisme et qu'ils ne mettent pas leur confiance dans les bonnes œuvres, ils n'en font aucune. Au lieu du jeûne, la gloutonnerie, l'ivrognerie le jour et la nuit; au lieu de l'aumône, l'exploitation criminelle du pauvre ; au lieu de la prière, le blasphème, un blasphème si horrible qu'il dépasse ce que les Turcs peuvent proférer de plus exécrable. Au lieu de l'humilité chrétienne, l'orgueil, le faste, l'arrogance, le luxe, l'indécence des habits. Et tout cela, décoré du nom de mœurs évangéliques ! Ces pauvres gens se persuadent en outre qu'ils ont au cœur une foi robuste, qu'ils adorent un Dieu plein de miséricorde et qu'ils valent bien mieux que les papistes idolâtres et apostats. « Les excès de table, la débauche sont tous les jours plus fréquents.» « Nos chers parents, comme je l'ai entendu dire bien souvent aux vieillards, n'ont jamais confié les charges ecclésiastiques aux ivrognes, aux piliers de cabaret. Autrefois on les évitait, on les fuyait, ils étaient exclus de toute société et ne trouvaient pas à se marier. C'est ainsi qu'agissaient nos bons ancêtres, que la lumière de l'Evangile n'éclairait cependant pas encore. Comment pourrons-nous justifier notre conduite devant Dieu, nous, sur lesquels il a fait briller sa divine lumière ! » « Le principal auteur des honteux excès de table, c'est le démon. » « L'excès du boire n'est généralement pas considéré comme un péché ni. par les grands, ni par les petits. On habitue à boire les petits enfants, ccux-mêmes qui ne savent pas encore bien parler, ce qui ne se voyait jamais du temps de nos pères. Les horribles imprécations, aujourd'hui si communes, étaient inconnues jadis, et quand on surprenait quelqu'un dans ce vice, beaucoup moins affreux alors qu'il ne l'est devenu, on lui faisait subir la torture, ou bien on l'envoyait en prison. »

« Selon qu'il avait été prédit, la doctrine d'Epicure' règne sous le nom d'Evangile; on n'honore l'Evangile et la vérité que des lèvres, tandis qu'on agit de toutes ses forces contre ses préceptes; il semble que les chrétiens n'aient été appelés à sa divine lumière que pour n'avoir plus à se préoccuper de pitié, de loyauté, de décence, de modération, de charité chrétienne, et pou voir se livrer impunément à toutes sortes d'actes pervers. » « Malheureusement pour nous,

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