LE COMTE PALATIN WOLF G A NG DE DEUX-PONTS
Pendant que le Palatinat « absorbait le poison zwinglicn et anabaptiste 1 », le comte palatin Wolfgang de Deux-Ponts faisait de ses états « le pur habitacle de l'Évangile sans tache » et les débarrassait de tous les fauteurs de désordres et d'hérésie. En 1557, il enjoignit à ses sujets de regarder désormais la doctrine de Luther comme la loi religieuse imposée par Dieu même. Partout il fît briser les autels, enlever les images et tout ce qui rappelait le culte catholique ; ensuite il confisqua les biens du clergé, et quiconque fit mine do résister reçut Tordre de quitter le pays 2. « Le noble et très chrétien prince Wolgang, » écrivait avec enthousiasme l'un de ses plus fervents admirateurs, « ne se laisse pas égarer par les scrupules de conscience de beaucoup de ses sujets papistes, scrupules qui ne sont que du vent, et doivent être considérés comme les tristes fruits de l'idolâtrie. Il déracine l'ivraie, il sème la parole de Dieu ; lui et le noble prince Christophe de Wurtemberg sont les vrais athlètes du Christ, bien que ce dernier n'ait pas encore fait acte de complète adhésion à la Confession d'Augsbourg, comme on nous l'écrit du Wurtemberg 3. »
tum studeret everlerc, quam igne et violerais mandalis! Res ad aliquem motum spectat, principum, nobilium et vulgi animos graviter ofteudit novis illis incendiis et bonorum ccclcsiasticorum, ut ferunt, corrasione » Struve, p. 103.
1 J. Scholz, Ableinung papistischer und sacramenterischer Argumente (1561). A propos des progrès rapides de PAnabaptismc dans le Palatinat, le prédicant Jean Flimmer écrit dans un rapport d'enquôlc daté du 17 septembre 1556 : « Misera Ecclesiae faciès est circutncirca propter colluviem Anabaplistarum qui in tan la magistratus ecclesiaslici et polit ici negligentia subintroierunt. » Schmidt, Antheil, LVIII, n« 26.
* Remling, fîeformationswerk, pp. 13D-1Ü.
• Scholz, voy. plus haut note 1.