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LHYGIENE ENFANTINE. - La ciiiliire physique est en grand honneur en Aliem:ipne et, dans lesi'-coles. If s enfants y sont astreints à des exercices (juotidiens de gymnasti<juc et d'assouplissemont.
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ajoutant d'autres éléments chimiques, on arrive à séparer la potasse, l'acide phosphorique et l'ammoniaque, qui seront vendus comme engrais chimiques.
Ce n'est pas seulement dans les grands centres que l'on peut constater cette vigilance de l'administration.
Il est vrai que la municipalité de Berlin emploie de 18.000 à 20.000 ouvriers, balayeurs, jardiniers, etc., dont aucun ne peut toucher moins de 3 marks 50 de salaire quotidien (4 fr. 30) pour dix heures de travail, et qu'elle augmente de 30 centimes par jour tous les trois ans. Mais une ville de moyenne importance comme Mayence, qui a environ 100 000 habitants, dépense chaque année 700 000 francs pour la propreté des rues.
Je songe à la saleté de nos rues de province dans les villes les plus propres, aux tas d'ordures jetés sur lavoiepubhque, y demeurant souvent toute la matinée, enlevés avec une pelle et une balayette, laissant des traces de saleté tout le long des trottoirs. Et ceci dans les cités de villégiature, dont les maires sont fiers de leur service de voirie.
Ainsi, pour des villes françaises plus importantes que Mayence, les dépenses sont beaucoup moindres. A Nantes (130.000 habitants), la dépense annuelle est de 156.000 francs; à Reims (110.000 habitants), de 120.000 francs ; au Havre (132.000 habitants), de 339.000 francs; à Roubaix (120.000 habitants), de 154.000 francs. Tours, 35.000 habitants de moins que Mayence, dépense dix fois moins.
GARES. CHEMINS Ah ! quand voyage- DE FER. HOTELS rons-nous un peu? Les grandes administrations ont autant que les villes cette même préoccupation de propreté.
Dans les gares, sur les voies, aucun papier, aucun détritus. Les trottoirs sont d'une netteté exemplaire.
Dans les trains, une femme est chargée, en permanence, de la propreté des wagons. Elle essuie les sièges, les coussins appuie- tête et les vitres, quand il s'y trouve trop de poussière, surveille les retiros, se met au service des dames qui peuvent avoir besoin d'une aiguille, d'une agrafe, d'un coup de brosse. Même au fond de la Prusse orientale, sur une petite ligne d'intérêt local, j'ai vu des wagons de 2™, 50 de haut, dont le plancher était couvert de linoléum, où tous les cuivres reluisaient, sans un grain de poussière.
Les hôtels sont tenus avec une propreté sans égale, de la cave au grenier. Le patron de l'Hôtel des Quatre- Saisons, à Hambourg, me racontait avec orgueil qu'il y a deux milUons de carreaux de faïence sur ses murs et sur ses planchers, dans les couloirs, dans les toilettes, dans les salles de bains, dans les glacières.
« Cela coûte cher, mais au moins mon hôtel est propre. »
« Quand je vais à Paris dans le bureau de ma succursale, me disait im négociant berlinois, je suis honteux de la saleté du plancher, des boiseries, des murs, du mobilier, de tout... »
Soucieuses de la salubrité de leur ville, les municipalités surveillent avec non moins de zèle l'hygiène de l'habitation. Des villes comme Francfort consentent à détruire le moyen âge insalubre qui subsiste au cœur de la cité, sacrifiant ainsi le pittoresque au besoin sans cesse plus grand de belles voies larges, de maisons aérées et ouvertes à la lumière.
En Prusse, si l'on veut bâtir une maison, les plans doivent en être, — comme partout,
— soumis à la police; les gens se plaignent, les architectes se lamentent contre la sévérité de CCS exigences. Aussi les propriétaires s'y prennent un an à l'avance pour entamer les pourpariers avec la police. Et si, par exemple, les chambres de domestiques n'ont pas le cube d'air suffisant, la maison ne sera pas bâtie sur le plan proposé.
Il faut à chaque étage une hauteur minimum, que les cours aient une superficie calculée d'après la hauteur des constructions, pour assurer la circulation de l'air et la pénétration de la lumière. Certains terrains deviennent ainsi invendables parce qu'ils ne sont pas assez grands pour qu'on y bâtisse selon les prescriptions de la police.
Celle-ci permet difficilement aujourd'hui le logement dans les sous- sols, ce qui était généralement toléré autrefois à Berlin. Et quand elle l'autorise, elle exige un cube d'air minimum, une certaine hauteur de plafond et plusieurs fenêtres.
Dans les fabriques, le nombre des closets, des urinoirs, est minutieusement vérifié ; s'il ne paraît pas suffisant à l'autorité, il faut l'augmenter incontinent. Et quand l'usine sera ouvert» l'inspecteur exigera qu'ils soient tenus absolument propres.
BAINS MUNICIPAUX I^ i {tropreté est-elle
POPULAIRES o o b,,,urolip J,l!l> Iiatu-
r*'!K' aux: AlKTisami-H qu'/iKx autri'S peuples ,' Ja n*- sai-i. (Jri a toutr-fuis remarque que, pius nn va vers le Nord, plus la soiif'i flo pr^prcto niiErmnnte. Les peuples méridionaux sont salfS ; l^s Flamands uni la maladie du lavaçre et du frottagf'. Cependant il a fallu t'u Allemagne d^^s luis sévères ptiur fan'*' appliquer It-s pr>*si:riptions d*' l'hygièn»^ ; et si l'u-agr' des bains va se généralisant
d'année en année, c'est aux efforts d'une Ligue admirablement active qu'on le doit.
Cette Ligue, présidée par le professeur Lassar, spécialiste des maladies de la peau à Beriin, a une action dans toute l'Allemagne. Elle convoque des congrès, publie des brochures, envoie des émissaires porter la bonne parole de ville en ville, donne des plans gratuitement aux communes, leur offre son concours gratuit. Dans le comité de la Ligue se trouvent des ministres, des amiraux, des savants. L'Empereur, le chancelier s'y intéressent activement. Elle comprend plus de 1.400 membres payant cotisation. La Ligue a réussi à imposer des établissements de bains municipaux à presque toutes les villes allemandes de quelque importance. Dans une seule année (1907), cent villes ont bâti des bains municipaux, et le D^ Lassar me disait que celles qui n'en ont pas encore sont honteuses. Il espère, avant quelques années, voir des bains installés dans les plus petites communes de l'Empire. Déjà, en beaucoup de hameaux, on en trouve.
L'activité de la Ligue se dirige à présent vers les campagnes. J'ai même vu une petite salle de bains publics dans un \ il 1 âge nouveau de Posnanie. On no crée plus d'écoles sans salles de bains. Les médecins remarquent que, depuis qur les écoliers se bniirrx'nf. hs parents deviennent plus pr-pT'-s et fréquentent pius volontiers les bains.
La devise ([>- la Lipu*' est : ■' l'n bain {•ar >''maine à chaque Allemand. "
('ii\\'r ,1 l'inttH'vt'ntion d»' rv{\p œuvre, f-Tnit^' i\ y a uno douzaine' d'années, ehaquo Soldat fd < liaipu' marin doit prendre sa diaiilit' de propreté toutes les semaines. Les com[)aijnies de chemins de fer. bs ♦'tal)lissf' nicnts industriels, toutes les grosses entreprises, s'empressent à fa-
ciliter les bains hebdomadaires aux ouvriers.
On donne des médailles d'argent aux collectivités ou aux individus qui ont le mieux mérité de l'œuvre.
Aux États-Unis, en Suède, on a imité cette organisation, et le mouvement de propreté commence.
Dans beaucoup de villes d'Allemagne, il existe donc aujourd'hui des établissements de bains populaires créés par les municipalités, avec piscine d'eau courante, ou changée deux fois par jour, cabines de douches chaudes et froides, baignoires, etc..
A Berlin, Hambourg, Hanovre, Munich, les établissements de bains sont de vrais palais. Et des petites villes de 35.000 habitants comme Gôttingen en possèdent d'aussi luxueux que ceux des capitales.
L'entrée des piscines coûte 10 pfennigs. Elles sont toujours d'une propreté admirable. Leur eau verte et bleue parait aussi pure que celle d'un lac. Les nageurs sont tenus de se laver complètement au savon et de se doucher avant de pénétrer dans la piscine. Les cabines, propres et confortables, en pitchpin, s'ornent de rideaux roses. Des maîtres baigneurs donnent des leçons de natation. La profondeur de la piscine varie généralement entre 75 centimètres et 301,25, ce qui permet de plonger à l'aise ; la longueur va de 40 à 60 mètres.
Les bains ehauds sont donnés dans des cabines tout en faïence aux belles baignoires neuves. Le bain coûte 60 pfennigs pour la 1*^ (lasse et 25 pfennigs pour la deuxième. Le service est fait par un personnel empressé et poh. Dans les couloirs et les escaliers de pierre et de marbre, on ne trouverait pas un grain de poussière.
Un seul des établissements de Berlin donne plus de 3.000 bains par jour sans compter les douches. La veille des grandes
fêtes, le chiffre monte à 7.000. Dans certains établissements, on donne donc plus de 1 miUion de bains, de baignades ou de douches par an.
Les enfants des écoles reçoivent à Berlin et dans les grandes villes des cartes gratuites où à prix réduit.
A Munich, un M. Mùller a légué à la ville 2 millions pour la construction d'un établissement de bains publics. La municipalité ajouta 500.000 francs à ce legs, et aujourd'hui un superbe monument orné de statues s'élève aux bords de l'Isar, au bout d'une allée de grands arbres. On entre dans un établissement où tout est marbre et faïences claires. Le grand hall rectangulaire de la piscine est d'un luxe magnifique. Sur le fond bleu idéal des faïences, l'eau transparaît dans une pureté parfaite ; au fond, dans le centre d'une grande niche décorée, se dresse une statue de bronze, devant laquelle est installé un tremplin destiné aux plongeons.
La piscine est illuminée par la clarté itleue de lampes à are. Des appliques de cuivre monumentales se détachent de hauts piliers de marbre. On voit au plafond trois vastes trappes grillagées et dorées, d'où tombe perpétuellement une pluie trèsfine d'eau froide destinée à débarrasser l'air de ses impuretés, à le laver pour ainsi dire, et à rafraîcliir l'eau de la piscine. Une galerie dorée court autour de la vaste nef.
Une centaine d'hommes et de jeunes gens, même d'enfants, nagent à plaisir dans l'eau claire. Il est défendu de cracher autre part que dans les « supckloch », trous-crachoirs creusés juste au ras de l'eau, sur les quatre côtés du rectangle.
Le prix de ces bains est de 40 pfennigs le jour et tombe à 25 pfennigs If soir. Le samedi, à partir de cinq heures. le tarif s'a-
baisse à 10 pfennigs pour les ouvriers.
A côté de cette pisrine, sont installés les bains chauds : baignoires blanches luisantes de propreté, à robinetterie de cuivTe. Dans la porte de chaque cabine, extérieurement, est inséré un cadran mobile où un surveillant marque l'heure de l'entrée de chaque baigneur, qui a droit à une demi-heure ou trois quarts d'heure de séjour.
Dans les dépendances, on trouve aussi des bains de vapeur humide, de vapeur sèche, même des bains de boue.
BAINS POUR CHIENS Quant aux chiens, on les traite aussi bien que les hommes.
Amenés dans une étuve de marbre, ils sont lavés à pleine eau, chaude ou froide, selon la saison, dans des baignoires de grès, brossés, savonnés au savon désinfectant, étrillés, douchés, puis essuyés et enfermés dans de bonnes petites cabines tièdes où ils finissent de se sécher. Sur la table où on les essuie, munie de chaînes, d'un collier et d'anneaux pour les maintenir couchés, se voient tous les instruments de toilette : peignes, étrilles électriques, brosses. C'est ici également qu'on les tond et qu'on leur coupe les ongles. Les premières fois, les animaux résistent à cette hygiène. On leur met alors un solide collier qu'on attache à la corde d'une poulie fixée au plafond. Une fois qu'ils ont quitté le sol, il faut bien qu'ils se contentent d'aboyer ; s'ils sont méchants, il y a la muselière.
Le prix de ces bains de chiens varie entre 25 pfennings et 1 mark selon la taille de l'animal.
Mais ce qu'on voit de mieux à Munich (non sous le rapport du confort, mais au point de vue démocratique), ce sont les ((■ bains libres » . La Municipalité a dérivé
l'eau de l'Isar, dans un bassin de 100 mètres do long sur 20 mètres do large ot i^,6b de profondeur, creusé entre deux rangées de marronniers, et a fait à peu de frais un établissement gratuit de bains populaires pour la saison d'été. L'eau se change d'ellemême deux fois par jour.
Tout le monde y est admis librement.
Les uns apportent leur linge; ceux qui le préfèrent paient un sou pour la location d'un caleçon et d'une serviette.
Les gens se déshabillent sous des auvents garnis de bancs et de crochets où s'alignent les vêtements. Le peuple munichois prend là de 3.000 à 4.000 bains par jour. Ce n'est ni riche ni luxueux, mais simple et commode. Un surv'eillant sufTit à maintenir l'ordre.
BAINS DE SOLEIL A Cette balnéatioH classique, la ville de Munich, qui suit de près le progrès, adjoint les bains de soleil, gratuits comme les autres. Dans un vaste espace libre on a rapporté du sable fin que le soleil frappe librement. Un courant d'eau très froide, venant de l'Isar, sert aux ablutions des baigneurs. Un système de douches en plein air et des appareils de gymnastique, trapèzes, anneaux, barres, échelles, cordes, complètent l'installation. Le traitement consiste à se tenir nu sous le soleil brûlant, à se mettre dans l'eau, à se laisser sécher par évaporation où à s'enfouir dans le sable chaud, puis à se doucher encore et à recommencer. Une centaine d'hommes, vieillards à barbe vénérable, ou jeunes gens, ventres énormes, corps anémiés, membres perclus, se tiennent là, coiffés de chapeaux de paille, le corps tout nu sous le ciel, dans leur foi en l'hygiène nouvelle. Ils marchent, sautent, se ploient, s'étirent, s'allongent, ventre dans le sable
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LES BAINS POPULAIRES, très nombreux ot livs confortables, metlent à la disposition du public, piscines, bains chauds ou froids, douches, etc., pour des prix très modiques.
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