L'ALLEMAGNE M O I) 1 R N E
toute bordée d'arbres, et vous entrez au Flora Garten, pas bien grand, mais ombragé, et bien entretenu ; des bouleaux trempent leurs feuillages dans l'eau des bassins autour desquels des enfants du peuple s'amusent sans crier.
Vous revenez. Dans Florastrasse, chaque maison est précédée de son petit jardin. Jusqu'à Derendorf, jusqu'au fond des quartiers populaires, la ville reste propre et nette comme un sou. Au plus petit carrefour, à la moindre figure géométrique d'espace libre, vite du gazon, quelques fleurs et des arbres !... Cherchez des rues sales, de vieilles maisons où il est d'usage de loger les populations ou- \Tières : il n'y en a pas. Cavallerristrasse, au milieu de la rue, une allée est dessinée avec du gazon, et des guirlandes de vigne vierge relient entre eux les grands marronniers qui la bordent.
Suivez toujours. Vous arrivez à Haroldstrasse, où vous trouvez un lac sinueux creusé assez profond et assez large pour permettre de s'y promener en bateau.
Au bord de l'eau, un chalet suisse, des débarcadères pour les canots ; de place en place, parfumant l'air printanier, des lilas en fleur et des cytises d'or !
Partout les maisons sont garnies de balcons de fer qui sont des corbeilles de géraniums grimpants roses et rouges.
Votre tour est fini. Vous n'avez pas quitté les jardins 1
Mais la municipalité ne s'occupe pas seulement de ses parcs. Comme à Cologne, comme dans toutes les villes ayant le souci des intérêts de leurs habitants, l'eau, le gaz, rélectricité, les tramways, les bains sont exploités par la ville elle-même. Le prix de toutes ces choses utiles a énormément diminué depuis la mise en régie.
Et cependant, on fait encore des bénéfices,
et de gros. Les Bains, par exemple, rapportent 25.000 francs au budget, et les prix y sont d'un étonnant bon marché, comme dans tous les établissements similaires d'Allemagne. Mais ces bénéfices, on les dissimule le plus possible, on les atténue publiquement d'un commun accord, pour que les habitants ne crient pas trop au dégrèvement ; c'est qu'il y a des lignes nouvelles de tramways à construire, des bâtiments à élever, etc. Aussi les budgets publiés sont-ils illisibles, je veux dire indéchiffrables pour le profane. Les onze bourgmestres qui gèrent la ville de Diisseldorf sont ou des juristes, ou des ingénieurs, ou des professeurs.
L'architecte qui avait bâti le pavillon aflemand à l'Exposition de Paris en 1900, M. Radke, est à la fois adjoint au maire et architecte de la ville. Ces fonctionnaires sont payés exactement comme à Cologne.
Le premier bourgmestre gagne 32.000 francs, le deuxième 15.000 francs, les autres 12.000 francs. Mais ces appointements ne suffisent pas au train de vie qu'ils sont forcés de mener. Presque tous ont quelques revenus personnels.
SOUVENIR .. o Napoléon a passé par ici. DE NAPOLÉON Et, naturellement, ces parcs, ces jardins — les anciens — furent dessinés par lui. Il existe même une éminence dans le Hofgarten qu'on appelle Napoleonberg. Le point de vue est joli. Il s'y arrêtait pour rêver dans ses promenades. La vifle est encore pleine de ses souvenirs. La caserne où couchèrent les vieux grognards, bâtie par lui, existe encore, sur la route de Cologne à Cassel, vaste bâtiment terne et triste qui sert, à présent, de manège à une école d'équitation. On raconte que, passant à la forteresse de Wesel, Napoléon observa que
bURLESACHSENRING ..., lin,,,,.lM..o,^^^^^^^
dans la svnUm-, .,n, ,, .vn,,.!:,,.- I,-. fcninro ivlK.il.:,(ivo de ses rom|.:.rls.
t:->-l-.:;. liu:-:
LE VIEUX MARCHÉ. - Colo^jne possède plusieurs marehés parfaile.nent acl.alandés. Mais par une Iradilion vieille (le plusieurs siècles, elle a maintenu son aneien marché de rAItiuarkl.
Pla.nchi
SUKLE SACHSF.NKINC, |, 1;
'!.'iiis l.i \.-r'.| .
'Il ■uni- i-<l I .iiini-.iu. Ili
I"| ' " Mi|, !;.,,• I,, «•.-ininiv i,.|,.,,|.,ili\,. .!,• ^,., i,.m|..uK.
..K VIEUX MARaïK. ,,„.,„. ,,.,,. ,,, . ,„„.• ,,„, .„^ ,„„ ,,„, „.„„„„„
M. ill.- .Ir |.liiM.M,,. s,,., I,... ,-11.. ,, ,,,;.. rilfiiM -Mil ■„i.i,.h in..ivli...|,. I\|l,„,,,kl.
LE CARNAVAL DE COLOGNE, le seul resté vnnineiil vivant en Eun)|ie avec celui de Nice. Vinpl-cin(i
sociélfs carn<ivalesi|ues s'y donnent les ébats les plus fanlastifiuc.
Plahchk i3o.
iDirU <llUf|
ir^