‹ L'Allemagne moderne [microform]; ouvrage illustré de [626] illustrations hors texte en couleurs et en noirChapitre 98 sur 164 · L'ALLE M A G N E T-I O D E R N E · texte numérisé non relu

L'ALLE M A G N E T-I O D E R N E

La laine importée en 1856, 9 millions 750.000 francs; en 1912, 254 millions de francs.

Le café, en 1856, 31 millions de francs ; en 1912, 2(56 millions de francs.

Le coton, en 1856, 29 millions de francs ; en 1912, 125 millions de francs.

La différence dans l'exportation est peut-être encore plus saisissante.

Il y a longtemps que l'Allemagne n'exporte plus de blé.

En 1856, l'Allemagne exportait par Hambourg pour 250.000 francs de machines et parties de machines ; aujourd'hui, pour 161 millions de francs ; — en 1856, 3 millions Slb.OOO francs de sucre raffiné ; en 1912, 189 millions.

La bonneterie, dont le chiffre n'est pas même indiqué aux articles d'exportation de 1856, figure pour 60 millions en 1905.

Pour comprendre l'énormité de ces chiffres, il faut les comparer à ceux de quelques-uns de nos ports. Marseille, par exemple, d'après la statistique officielle de 1911, a eu un mouvement de marchandises de 7 millions de tonnes au commerce général, pour une valeur de 3 milliards 358 millions de francs. Le Havre, un mouvement de 3 millions et demi de tonnes pour 2 milliards 714 millions de francs. Dunkerque, qui est en très grande progression depuis quelques années, 3 millions de tonnes pour 1 milliard de francs. Bordeaux, 3 millions 600.000 tonnes pour 950 millions, etc., etc.

Au total, ces quatre grands ports ont un commerce général de 17 millions de tonnes pour une valeur de 8 milliards de francs.

Hambourg est arrivé en 1905, comme je l'ai dit plus haut, au chiffre de 21 millions de tonnes pour 1 1 milliards de francs. Je ne parle pas des importations par

l'Elbe et par la voie de terre. Cela nous mènerait trop înii.

Se représente- t-on ce que doit être la vie d'un tel organe? 74.000 vapeurs, voiliers ou chalands de l'Elbe sont entrés et sortis pendant un nn, ce qui fait une moyenne de 200 bateaux par jour !

Un autre chiffre peut servir aussi de point de comparaison. C'est le total du tonnage des navires chargés entrés et sortis des ports océaniques et méditerranéens, qui s'élève en 1905 :

Tonnes.

Pour les ports océaniques 31 millions

Pour les ports méditerranéens 20 —

Soit au total pour les ports français. 51 —

Enfin, veut-on savoir le tonnage des bateaux français entrés à Hambourg pendant une année?

73 vapeurs de la ligne Worms de Bordeaux, représentant 63.445 tonnes, 12 autres vapeurs, d'un tonnage de 25.000 tonnes, plus 12 voiliers (22.000 tonnes), venus de Dunkerque (Compagnie Bordes), de Nantes, de Dieppe et de Bordeaux.

En revanche, le total du tonnage des navires en provenance directe de Hambourg dans les ports français s'élevait en 1905 à 909.0000 tonnes ; de Brème, entre 300.000 et 400.000 tonnes, soit plus de 10 fois plus.

J'ai dit plus haut que la prospérité colossale de Hambourg ne lui vient pas seulement de la mer, et par conséquent du trafic avec l'étranger.

Une grosse partie de son mouvement lui est fournie par ces milliers de chalands qui descendent l'Elbe, chargés jusqu'au bord des sucres, des produits chimiques, des bières, des peaux, des papiers, des machines, des produits textiles de la Silésie et de la Saxe. Et ce ne sont pas des chalands pour rire. Beau-

riiot. Bieber, ilantltourg.

HENRI BRUCHARD fut pondant lonfrlemps bourgmestre de Hambourg et président du Sénat. Durant quinze ans, il resta l'un des hommes politi(iues les plus en vue de la grande Cité.

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