Esch, op. cit., p. 235-2B
LE CERCLE DE MlNSTER 263
l'avaient fait, en 1782 et 1788, deux ordonnances préalables de Fûrstenberg\ l'obligation pour les parents d'envoyer leurs enfants à l'école ; la perte de toute aumône, et même certaines pénalités plus graves, pour les familles pauvres qui se montreraient à cet égard négligentes; l'obligation ipour les employeurs d'envoyer à Fécole les enfants qu'ils prenaient a leur service'. Les curés devaient s'entr'aider , en se signalant les uns aux autres lies enfants qui changeaient de domicile, et se mettre ainsi en mesure, réciproquement, de surveiller la fréquentation scolaire 3. L'école priimaire devait distribuer certaines notions d'enseignement agricole et technique^. Fûrstenberg prescrivait— et c'était là la consécration d'une des plus .chères idées d'Overberg — l'établissement d'écoles de filles, tenues par des institutrices, dans les agglomérations de quelque importance-^; et il prévoyait le fonctionnement de classes de couture pour les fillettes plus âgées «, ce qui, pour l'époque, était une grande nouveauté. Enhn, dans ce document, sorti des conseils ecclésiastiques et signé d'un vicaire général, il est un paragraphe qui nous montre l'Eglise westphalienne si scrupuleusement respectueuse de la mission éducatrice des instituteurs qu'elle renoncerait volontiers à les employer comme auxiliaires de sa liturgie : « Le cumul du poste de sacristain ou d'organiste avec le
\. Esch, up. cit., p. 123 et 13L