‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 111 sur 202 · Esch, op. cit., p · texte numérisé non relu

Esch, op. cit., p

poste d'instituteur, écrit Fûrstenberg, est très préjudiciable, car les obligations inhérentes à lun ou Taiitre poste ne peuvent être congrument remplies par une seule personne. C'est notre volonté, que dans les futures vacances, là où ce sera possible, remploi d'instituteur soit séparé de l'emploi d'organiste ou de sacristain ^ »

Cetle charte de renseignement primaire n'était que la sanction des laborieuses initiatives auxquelles se dévouait, depuis dix-huit ans, Bernard Overberg. Déjà ces initiatives portaient des fruits ; dès le début du siècle, Stolberg pouvait écrire : (( Les mœurs dans léveché de Munster sont relativement pures, elles sont fondées sur une religiosité cultivée. Je connais assez exactement l'Allemagne, et puis dire, en toute vérité, qu'aucune région n'est aussi pure en ses mœurs, qu'en aucune la religion n'est si clairement enseignée, si fidèlement suivie que dans le territoire de Munster 2. » Le témoignage est de l'année 1801 ; quelques mois après, Stein,le futur ministre prussien, apportaitàson tour le sien: «On trouve en et pays, observait-il, pi us de déférence extérieure poui la religion, plus de piété, plus de recueillemem

2^ flT^seZ'Frièlich Leopnhl Gmf zu Stolber,,. IL p. 2?>5-23r, (Fribours Herder, 1877).

qu'ailleurs ; les concitoyens du ministre Fûrstenberg conservent, grâce à lui, un trésor assure'ment inestimable, dont tous nos philosophismes ne sauraient compenser la perte ^ »

La Prusse, en 1806, s'étant momentane'ment effacée devant la France, la « Basse-Allemagne », à la suite des victoires napoléoniennes, fut morcelée en départements de l'empire français : alors Cuvier, qui visitait, par ordre de l'empereur, les écoles du pays de Mimster, rendit hommage à leur organisation : « Il les faut laisser dans leurs rapports actuels avec les curés et les ministres, concluait-il, a charge par ceux-ci de correspondre avec les recteurs^. » Même, à la rigueur, si la centralisation universitaire risquait de paraître importune aux bons pédagogues dressés par Overberg, Cuvier souhaitait que la France ne se montrât pas exigeante : « Si M. l'évoque de Munster, expliquait-il, ne croyait pas pouvoir condescendre à cet arrangement, nous pensons qu'il vaudrait mieux, en ce moment, laisser les choses telles qu'elles sont, que de vouloir soustraire tout d'un coup les écoles à l'autorité toujours présente des curés. » Le préfet du dépar-

Page 1