Restauration, I, p. xxv
G. Restauration, I, p. xxxvi. — Cf. Raenii de Berligny, op. cit., p. 22.
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qui les sanctionnent, les principautés qui en résultent, « naissent donc, aussi, de la force même des choses, sans volonté positive, sans convention factice des hommes ». Un souverain, c'est un grand propriétaire opulent et puissant ; mais tout chef de famille est dans sa sphère un souverain ; et il n'y a pas de différence d'essence entre la souveraineté du père et celle du roi'. Comme le père existe avant la famille, le roi existe avant le peuple; toutes les monarchies ou principautés se forment de haut en bas'-. Bref, chaque individu est roi et monarque dans le ce'rcle de son domaine et de son pouvoir, mais ce n'est pas la masse des individus qui crée le roi. La souveraineté n'est que la ratilication d'un fait, de ce fait naturel que le plus puissant règne : le souverain a des droits plus étendus que les autres hommes, mais non pas d'autres droits.
Voilâtes principes qui, d'après llaller, sont appelés à devenir la profession de foi de tous ceux qui combattent le jacobinisme avec les armes de la science'^ ; voilà, dans toute sa logique, la « contre-révolution de la science'* ». Il semble, de prime abord, qu'en refusant au peuple toute part à l'élection primitive de ses chefs, il ébranle le fondement même des revendications populaires, et que sa théorie sur la genèse du pouvoir ne puisse aboutir qu'à des maximes d'absolutisme. Mais ce n'est là qu'une apparence ; car, si vous suivez jus-