Lettre, p
2. Raeniyde Bertigny, op. cit., p. 28-30. ~ Bonald, dans les Débats i\\\ 13 juillet 1821, dénonça cet acte d'intolérance.
3. Raeniy de Bertigny, op. cit., p. 32 et suiv., donne d'instructifs détails sur l'activité littéraire de Haller vieillissant et spécialement sur son écrit contre la franc-maçonnerie suisse. Après 1848, Haller, octogénaire, collaborait à la Deutsche Volkshalle, le nouveau journal catholique rhénan.
déric Schlegel, lui, introduit dans l'Eglise par le romantisme, s'occupa, dans l'enseignement qu'il donnait à Vienne, de déduire du christianisme même un système sociale Une préhistoire, que la foi nous révèle, nous montre l'humanité perdant l'image de Dieu, d'après laquelle elle était modelée ; rhistoire interprétée par la foi nous fait et nous fera voir, à travers des vicissitudes souvent décevantes, la restauration de cette image divine dans l'humanité : voilà l'idée maîtresse de Schlegel et de 1' « école légitime » qu'il prétend fonder-.
Entre cette a école légitime » et l'école « rationaliste et libérale », nulle conciliation n'est possible : celle-ci «disserte sur la perfectibilité indéfinie de l'humanité, sans autre commencement véritable que la supposition vague d'un animal, sans autre fin qu'une progression à l'infini » ; cellelà « pose la ressemblance avec Dieu comme le caractère distinctif, l'essence, la nature et la destination de l'homme^ ». Pour l'école rationaliste, rhomme est un « singe devenu libéral^ »; pour l'école légitime, il fut et doit redevenir l'image de
1. Pliilosopliie de l'hisloirc, traduction de l'abbé Locbat (Paris, Parent- Desbarres, 1830, 2 vol.). — Philosophie de la vie, traduction do l'abbé Guënot (Paris, Parent-Desbarres, 1838, 2 vol.). — Les leçons sur In philosophie de la vie furent professées en 1827, celles sur la philosophie de l'histoire en 1828. Dans les i)reniières, Schlegel voulait présenter « le réveil ou la première excitation de la conscience à la vraie vie et à la connaissance de la vérité » ; dans les secondes, « le rétablissement dans l'humanité entière, de l'image divine perdue ». Il rêvait d'un troisième ouvrage où il montrerait « la restauration complète de la conscience, opérée selon la triple essence de Dieu » {Philosophie de l'histoire, L p. xv).
2. C'est jxturquoi, sans doute, Henri Heine appelle Schlegel « un i)rophète à rebours » {De VAllemufine, I, j). 255).