Philosophie de l'histoire, I, p
Dieu ; et l'histoire humaine, se déroulant h la façon d'un cercle, part de Dieu pour revenir à Dieu. La re'demption par le Christ apparaît dès lors comme un (( pôle divin placé au milieu des temps ^ » ; et la philosophie de l'histoire, telle que la conçoit Schlegel, n'est qu'une vaste exégèse du plan rédempteur. A la tin des leçons sur la Philosophie de la vie, son imagination prend d'utopiques libertés : ce n'est plus seulement l'homme, c'est la nature, qui plus tard bénéficiera de la rédemption. « Cette nature, conçue comme une créature soupirante, nous donne l'explication claire de ses prophétiques pressentiments; son état de sommeil inspire l'espérance d'un grand et universel réveil. Ayant rejeté cette théorie et ne regardant la nature que comme un sépulcre, la science physique s'est ensevelie avec la nature dans un état de mort d'où elle ne commence à se relever que depuis une ou deux générations. L'homme seul peut vaincre la mort en reconquérant la perfection morale, d'où suivra la réintégration de la nature en Dieu, c'est-à-dire la vraie théocratie, état dans lequel toutes les créatures recouvreront leur immortalité, et qui complétera l'harmonie de la création-. >>
C'est ainsi que Schlegel devine, dans la nature elle-même, ce même mouvement de retour vers le paradis terrestre, qui semble résumer à ses yeux l'histoire de l'humanité rachetée. Mais à rencontre de cette réintégration de Dieu, un obs-