‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 183 sur 202 · Philosophie de la vie, II, p · texte numérisé non relu

Philosophie de la vie, II, p

CATHOLICISME ET SAIiSTE-ALLlANCE 3//

tacle surgit : Schlogel l'appelle ridolâtrie politique. <( On ne peut espérer la réformation divine, écrit-il, avant que toute idolâtrie politique, quelque forme qu'elle affecle, de quelque nom qu'on la voile, n'ait complètement disparu de la terre ^ ». Ce que Schlegel qualifie de ce nom, c'est Tabsoliitisme, quel qu'il soit, celui d'un seul ou celui d'une foule ; c'est le despotisme, quel qu'il soit, celui du prince ou celui de la masse-. Rien à ses yeux n'est aussi faux, et aussi opposé au sentiment chrétien et à l'esprit religieux, que le droit strict et absolu et les théories politiques absolues. Entre ces théories elle christianisme, il y aura toujours conflit; car l'Etat chrétien, par là même qu'il est chrétien, est fondé sur l'histoire, déterminé par elle; il atTecte un caractère de relativité; il reconnaît et laisse subsister tout ce qui est légalement établi et conforme au bien social ; et il repousse pareillement le despotisme arbitraire et le principe rationnel d'une liberté et d'une égalité universelles, la tyrannie d'un souverain et la tyrannie d'une faction^ Alors s'insurge le faux esprit du siècle, que Schlegel définit « l'absolu dans les opinions et dans les actes ». « On détache de tout un entourage historique, continue-t-il, une particularité que l'on représente et que l'on

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