‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 184 sur 202 · Pliilosoplùe ih' l'iustoirr, II, j · texte numérisé non relu

Pliilosoplùe ih' l'iustoirr, II, j

2. Philosophie de l'histoire, II, p. 138 : « Outre qu'un iïouvornonicnt des- ])Otique, arbitraire, illôgitinie, sintm dans son origine, du moins dans son exercice et ses actes, se trouve déjà condamné en lui-même par le sentiment relifîieux, qui fait l'âme dun Etat chrétien, conunent poiu'rait-il saccorder avec le respect des traditions que celui-ci professe, avec son caractère de relativité, qui n'est pas moins antipathique à l'absolutisme (ju'au principe rationnel dune liberté et d'une égalité universelltîs ç^ entières? »

'^, Philosophie (h- rhisloiiv, U, p. 135-137,

pose comme le centre et le but universel ; on en fait, sans aucun égard pour Thistoire, un principe absolu ; et Ton n'arrive de la sorte qu'<à faire fuir l'esprit de vie : là où il soufflait, il n'y a plus qu'une lettre morte, propre adonner la mort'. »

Schlegel déteste les lettres mortes, les lois qui manquent de souplesse, les constitutions artificielles; tous ces papiers lui font horreur; et bien que le christianisme — il le dit formellement — admette toutes les formes de gouvernement, le seul motif qui induise Schlegel à préférer à la république la monarchie, c'est que, dans une république, oii ce n'est pas une personne qui règne, mais la loi, il est à craindre que la loi ne devienne une abstraction sacro-sainte et absolue-. L'élasticité des gouvernements personnels lui paraît préférable à la vaniteuse intangibilité des lois républicaines; et les sympathies de Schlegel pour la monarchie héréditaire, « dernier système politique durable^» où l'homme linira par s'abriter, sont une conséquence logique — et piquante — de sa haine contre l'absolutisme. Au demeurant, il tempère

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