‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 192 sur 202 · Urk'fioechscl · texte numérisé non relu

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dront mieux que les apostoliques discours d\iii philosophe incompris.

Il y a chez ce philosophe, pourtant, une logique qui déconcerte Gentz. Mûller, de temps à autre, s'essaie à dénuder, d'une main brutale, les racines de l'arbre hétérogène qu'est la Sainte- Alliance; il les voit fragiles, il le dit, et parle, lui catholique, comme le plus acharné des radicaux. Gentz, aussitôt, de se plaindre amèrement. <( Vous êtes un idéaliste, lui écrivait-il dès 1813; vous faites, vous poétisez, vous construisez un monde, qu'on ne trouve pas hors de vous^ Et une autre fois :

Vous parlez en des termes qui ébranlent le droit de propriété, et par lesquels, quoique poussé par des motifs tout différents, vous travaillez, la main dans la main, avec les hommes de révolution. Des juges, pourtant bienveillants, ont dit : Que gagnons-nous avec des alliés qui, avec l'intention de nous éclairer, livrent contre nous à nos ennemis les armes les plus brillantes? Vous connaissez le caractère juste, doux, généreux, du prince (Metternich). Il faisait à votre sujet des plaintes amères... La question n'est pas comment la société doit se former pour l'avenir d'après un plan meilleur, plus agréable à Dieu ; notre seule affaire est et doit être de la garder contre la dissolution prochaine dont la menacent des ennemis connus et déterminés... De l'abîme de la destruction, vous faites naître certaines formes nouvelles, très chimériques, qui vous seraient plus chères que tout le vieux fatras dont aucun jacobin ne peut parler avec plus de mépris que vous... Votre opposition apris un caractère qui m'a tait trembler. Et que vous n'ayez pas provoqué d'infinis dommages (pour le présent au moins), cela tient seulement à ce fait, que peu de vos auditeurs et lecteurs savent comprendre ce que vous pensiez... Que, dans la situation où vous vous trouvez, lié à certaines conditions

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