‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 193 sur 202 · UriefvHxhsel, p · texte numérisé non relu

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sociales et politiques, considéré par le Gouvernement autrichien comme un de ses appuis à Fétranger, par tous ceux qui défendent l'ordre ancien comme un puissant allié, vous ne fassiez rien de plus, depuis plusieurs années, que des dissertations théologiques ; que vous décriviez les. Etats de telle façon qu'on ait besoin de la plus haute puissance d'abstraction pour ne pas vous tenir vous-même pour un réformateur radical en sens inverse, cela mérite que vous le pesiez encore une fois devant votre conscience^

Mais Mûller ne vient pas à résipiscence : il y a en lui, à côté du fonctionnaire appointé par l'Antriche^, un spéculatif qui se laisse traiter d'excentrique 3, mais qui ne se tait pas. Au fond, Gentz etles politiques de son école n'aiment aucune idée,, pas plus l'idée catholique que l'idée radicale : toute pensée leur fait peur, même la pensée qui regarde Dieu. Ils essaient de faire mentir l'axiome^ que les idées mènent le monde. Mûller, lui, croit à cet axiome : il est toujours le même lioumiequi,

1. Briefioechsel, p. 326-329. — Cf. p. 289 (leUre de Gentz, de 1819) : « Les hommes de révolution nous diront, à nous leurs adversaires : « Écoutez « ce qu'enseigne un de vos grands oracles ! Notre conception de lEtat, du ■' vouloir populaire, de la souveraineté du peuple, il la repousse sans " doute, et cela avec grand mépris; mais la vôtre, il ne la traite pas •< mieux. Il ou désire une troisième dont vous êtes aussi loin que nous. '■ Donc, erreur contre erreur, fléau contre fléau: laissez-nous rester dans " notre système. » Les révolutionnaires se réjouiront parce que, quoique foulés aux pieds, ils verront dans la même poussière les défenseurs de l'ordre ancien... Vous nous rendez, à nous pauvres diables, la vie et le travail très âpres. » — Voir Ricarda Huch, Ausbreiluny und Verfall der Jiomantik, p. 326-327 (Leipzig, Haessel, 1902).

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