V()lfsf,'ruber, op. cit., p. fô5 et suiv
'.>. Dans son niénioire sur l'état de la luonarcliie autrichienne, dès 1765, Joseph II expliiiuait : « Je crois qucui ferait une action méritoire si, entre vingt couvents, on en réformait un i)our tenir i)lus d'ecclésiastiques répandus dans le pays, où actuellement nous eu avons en plusieurs endroits un grand manquement. » [M aria-There.na und Joseph II, III. p. 'ih\.)
3. Voir à ce sujet les explicatio;is de Ileiuke dans Wolfsgruber. ou. cit.. p. 273.
tÈfeRONIUS Et JOSEPH U 29
Vront renseignement canonique^ Riegger, Eybel, Pehem, qui font autorités dans FAutriche d'alors en matière de droit canon, sont des laïques.
Riegger, disciple des Jésuites en son enfance, de la franc-maçonnerie en son âge mur, donne, en 1769, sous le titre : Coiispectus juris ecclesiastici, le premier bréviaire systématique du droit canon nouveau-. 11 forme un disciple, Eybel'', élevé chez les Jésuites, lui aussi, mais destiné à devenir l'un des champions les plus tenaces et les plus aventureux de l'absolutisme princier ; 17/?.trodiœtion au droit ecclé^iasiique des catholiques^ publiée par Eybel en 1774, et les théories que développaient ses élèves ecclésiastiques au sujet du droit religieux en matière matrimoniale^, firent scandale, môme à la cour, et donnèrent lieu à une série de polémiques à la suite desquelles Eybel cessa d'être professeur"^; mais il demeura bureaucrate et ne perdit rien de son crédit. Pehem ^', qui lui succéda dans sa chaire, donna, de 1782 à 1794, plusieurs manuels qui furent honorés, en 1792, d'une sorte d'apostille officielle : longtemps, à Vienne, le prêtre et le fonctionnaire qui tiendront à penser correctement prendront les œuvres de Pehem pour catéchisme.