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Pacca, Œuvres, II

A vue d'oeil, la question se compliquait.

Les susceptibilités froissées des évoques, la tactique intéressée du roi de Prusse, traversaient Faction des métropolitains. En Bavière, la juridiction de Zoglio s'épanouissait à l'aise, sous l'œil bienveillant du souveraine Sur le Rhin, la juridiction de Pacca, grâce à la complaisance de Frédéric-Guillaume II, commençait autour des électorats ecclésiastiques un travail d'investissement. Les archevêques se vengeaient en refusant de recevoir Pacca, en le dénonçant à tous les tribunaux de l'Empire comme un perturbateur et comme un séducteur de leur clergé -. Le délit de perturbation, de séduction, ressortait d'une lettre adressée par le nonce aux curés du diocèse de Cologne, et qui les avertissait de la nullité des dispenses matrimoniales accordées illégalement par les archevêques •'^. Convenait-il qu'une fois tous les cinq ans ces archevêques demandassent à Rome de leur renouveler leur pouvoir d'accorder des dispenses ? Rome et Pacca disaient oui, les prélats disaient non; les curés, fort embarrassés, étaient contraints par le métropolitain de Cologne

1. De rharnionie entre Charles-Théodore et Zoglio résulta, le 6 novembre 1787, une lettre de Pie VI permettant à Charles-Théodore de prélever la dîme des revenus ecclésiastiques (Stigloher, op. cit., p. 225 et suiv.).

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